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mercredi 1 juillet 2015

Astyanax !


Hier
Hier  j’ai rêvé
J’ai rêvé de Versailles
De Versailles et du bassin d’Apollon
Du bassin d’Apollon et de la Cour
Et de la Cour et du Grand Roi
Du Grand Roi et ses tragédiens
Et de  ses tragédiens…

Et je me suis interrogé
Dans mon rêve
Quelle tragédie j’aurais aimé
Composer
Si j’étais
A la Cour
A Versailles
Poète
Quel personnage mythologique
Ou historique
J’aurais adopté…

Et je n’ai pas réfléchi
Dans mon rêve
Et j’ai alors répondu
Sans hésiter
A moi-même

Astyanax !

Enfant
Le sort de ce pauvre enfant
M’a toujours ému !
Pauvre Andromaque !
 Tristes remparts de Troie!

Et je pleure ce matin
Ce matin me parait bien lourd
Bien lourd est mon chagrin
Mon chagrin  de ne jamais alexandriner
Ne jamais alexandriner mes poésies !

Et je pleure ce matin
Je ne serai jamais Racine ou Corneille
Il n’y aura pas d' Astyanax en vers!

Et je pleure ce matin
Ma Poésie ne vaudra jamais Euripide !

C’est vrai



Mon Apollon est mauvais
En arithmétique
Les douze pieds
Lui sont
Tortures
Il ne sait pas compter

C’est vrai

Mais ne t’en fait pas
Pour autant
Lecteur
Pour moi
Dans mes poésies
Contemporaines
Inlassablement
Apollon
Le place
Apollon
L’intercale
Dans mes poésies
Contemporaines
Et
Écoute-le
Lecteur
Dans mes poésies
 Contemporaines
Chanter
Ou rire
Ou pleurer
 Toujours  présent
Inlassablement
Merci Apollon
De me le coller
Dans mes poésies
Au détour de mes créations
 Contemporaines



Astyanax !

mardi 30 juin 2015

PING !


Au soleil
En boule
Mon vieux, mon vieux chat
Dort
Sur le fauteuil
Gris perle
Et
Toujours
Pour lui
 J’ai peur
De la Mort
Et je le réveille
Mon vieux, mon vieux chat
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Ronronnante
PING !

Bonne patte
Mon vieux, mon vieux chat
Bonne pâte
Ne m’en veut jamais
De mes réveils
Et se rendort
Paisible
Au soleil
En boule
Moins inquiet que moi
Mon vieux, mon vieux chat
Sur le fauteuil
Gris perle 
Ronronnante
PING !

Ah
Mon vieux, mon vieux chat
Je te promets de ne plus te réveiller
Désormais
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Je te laisserai mourir en paix
Dans ton sommeil
Lové
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Ronronnant
PING !


Car je sais que tu m’attendras
Fidèle
Mon vieux, mon vieux chat
Au paradis ou en enfer
Au soleil
En boule
Mon vieux, mon vieux chat
Près de Saint Pierre ou de Satan
A la porte
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Ou au Purgatoire
Ronronnante
PING !

Alors
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Sur le fauteuil
Gris perle
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Sur le fauteuil
Gris perle
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Adieu
Ronronnante
Adieu
dors

PING !

lundi 29 juin 2015

Il lui ressemble tant !


Ce matin de février
Dans la rame froide
Du Métro
Encore une fois
Le vieil homme
S’est assis
Comme chaque  fois
Les yeux rouges
De retour
Du  Square du Temple
Sur le strapontin !



Il lui ressemble tant !

Ce matin
L’enfant est parti
Dans le brouillard blanc
Les yeux rouges
Dans ce matin blême
Un baluchon au dos
Bougies et candélabre
Dedans
Les seuls trésors
Et un costume dans la main
A porter
Dans le XVIème !


Il lui ressemble tant !

Dans l’obscurité
Devant la porte
Le vieil homme
Ne voit
Rien
Hormis qu’une lumière jaune
Qui l’éblouit
Et un enfant
Qui lui tend
Un costume
Commandé
Chez un tailleur
Venu de très loin
Venu de Saint Paul..

Il lui ressemble tant !

Ah
Les rues
Maintenant
Bruissent
De cris, de pleurs et de larmes
Les soldats
Sont
Partout
Paris retient son souffle
Ce matin
De février
Ce matin
Laid !

Il lui ressemble tant !

Le vieil homme
Ne connaît rien de lui
Hormis un nom
Susurré timidement
Karl Ludwig
Une date de naissance
27 mars
Dite à la va-vite 
Surement
Un petit venu de Vienne
 De neuf ans !

Il lui ressemble tant !

L’enfant retiendra cette phrase
Répétée plusieurs fois
Durant toute sa vie !

Il lui ressemble tant !


Aucune autre explication !


Il lui ressemble tant !
Dit le vieil homme
En ouvrant sa porte !

Et l’enfant
Grandit
Et l’orphelin
Survit
Et la famille décimée ne  reviendra pas de l’Est
Et l’enfant passe l’Occupation
Et la Libération 
Et la Guerre froide
Et la Décolonisation
Et le vieil homme
Ne se rend plus jamais
Au square du Temple
Pourquoi irait-il là bas ?

Il lui ressemble tant !

Dans la chambre 
Va mourir
Le vieil homme
Et l’enfant
Est maintenant père
Lui même
Et tous attendent pour lui la délivrance
Et un  plus particulièrement  une  réponse
A la question !

Il lui ressemble tant !

Le prêtre a officié
Les enfants de chœur chantent
 De tristes airs
Et le vieil homme  se cramponne
Encore à la vie
Quelques heures
Et puis s’abandonne
Et pointe une image d' Alexandre Kucharski
 Et dit dans un dernier souffle
 
Il lui ressemble tant…

Et les bougies du candélabre s’allumèrent alors….

vendredi 26 juin 2015

Du sel De la vie Dans ma vie De Poésie ! De la Poésie ! Du sel, du vrai, du vrai sel Deux grammes par jour !



Du sel

De la vie


Dans ma vie

De Poésie !


 De la Poésie !


Du sel, du vrai, du vrai sel

Deux grammes par jour

De toutes les couleurs


Du jaune                               Du chromate de sodium

Du mauve                                      Du dichlorure de Cobalt

Du bleu          Du pentahydrate de sulfate de cuivre

Du vert                                                        De l'oxyde de nickel

Du blanc              Du dioxyde de titane

Du noir                                                  Du Kala Namak 

 ...


             
Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !

 De la Poésie !

    Du sel, du vrai, du vrai sel


 Deux grammes par jour

                                     Du savoureux

                                                 Du salé
                                                                      Du doux
                                                                                                        De l'amer

                                                                                   De l'acide 


                                                              Mais aussi du sucré

                                                                                 Malheur....



Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !

De la Poésie !

Du sel, du vrai, du vrai sel

Deux grammes par jour

         Merci Apollon                                                    

            En vers ou en rimes

                Merci

                    De me verser ta gabelle

                        Dieu faux-saunier....

                                   


Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !


De la Poésie !



Du sel, du vrai, du vrai sel


Deux grammes par jour
 De la Poésie

Pour toi

Rien que pour toi

Lecteur gentil

Amusé ou consterné

C'est mon cadeau 

Deux grammes par jour

De poésie

Deux grammes par jour 

C'est bien

C'est bien

Mais pour ma santé 

Deux grammes par jour

De sel

Ou

De Poésie

C'est  déjà trop !

Mais bah


Lecteur

Tu es mon sel

Lecteur  !


Alors je continue...


Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !

De la Poésie !

Du sel, du vrai, du vrai sel

Deux grammes par jour !



jeudi 25 juin 2015

Page blanche

La mer de sérénité !


Un jour

Ce sera la fin

Plus d’inspiration
Plus de rêve 
Plus de tension
Plus d’Apollon
Plus de  dernier poème
Plus de signature
Plus de signes
Plus de nouvelles
Plus de vocation
Plus de cygnes
Plus de mission
Plus d’eau du  sacre
Plus la grâce
Plus de joie
Plus de haine
Plus de ris
Plus de couronne
Plus rien
Plus de bénédiction.

Le soleil fade me paraitra bien éteint…

 Et ensuite 

Ce sera la pause
Ce sera le calme plat
Ce sera la vie, l’autre vie
Ce sera   
Poète déchu
Ce sera
Nirvana 
Sur la lune  
Ce sera
Mon nouveau royaume
Totale éclipse
Ma nouvelle poésie
Ce sera 
Ma nouvelle lumière
Artémis
Ce sera

Ce sera

Ce sera

Brillante

 Toujours dans la nuit


Toujours brillante

Dans la nuit


Ce sera

Ce sera

Ce sera


La mer de sérénité !

mercredi 24 juin 2015

Je lance la pierre.. je m'élance Et je pousse ma pierre...

Levallois-Perret



École Camille Pelletan..... École Paul Vaillant-Couturier !



Marelle de bric et de broc

Hâtivement

Tracée

A la craie...



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...

Case 1

Rêves
Solitaires
Sous les marronniers…



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...

Case 2

Balle au prisonnier
Au milieu de la cour
A droite
Éviter la balle
A gauche
Se faire prendre
Pour mieux gagner…




Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...


Case 3

Peur au ventre
Le mardi
Piscine…



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...




Case 4

Lancelot
Ou
Comtesse de Ségur ?
Collection verte
Ou
Collection rose ?

Ou mieux Fantomette…




Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...



5

Cantine
A quand les œufs à la crème ?



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...




6

Je ne dépasse jamais
 1M10 !

Du moins en saut en hauteur….



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...


7

Dernière fête de l’École
Arsène Lupin gagné et lu et relu et rerelu…



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...




8

Odeur de café torréfié…Madeleine ! 




Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...



9

Visite médicale...



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...


10  



 Dans la cour

Je tourne et tourne et retourne et retourne 
Sur moi
Je tourne et tourne et retourne et retourne
Jusqu'à l’écœurement
 Je tourne et tourne et retourne et retourne
Sur moi
Dans la cour...

Vertige !



Ciel

 Terre et Ciel sont confondus...

 Vertige !

Je me relève

C'est fini..le poème est fini


Je ramasse mes billes



J'efface ma marelle

Je suis trop grand

Quoique ?...

Maintenant


L'Académie française, la Poésie sont mes deux écoles

Mes École Camille Pelletan...  École Paul Vaillant-Couturier !

Reprenons !

Entre deux écoles

De nouveau

Je lance la pierre.. je m'élance
Et je pousse ma pierre...