mercredi 21 décembre 2016

Joyeux Noël Monsieur Jules VERNE !



 Regarde maman les guirlandes argentées chamarrées d’or se disputent avec les boules rouges dans le vert du sapin !

Normal mon enfant le décorateur du Grand Magasin est alsacien !

Regarde Maman c’est le nouveau Jules VERNE s’exclame l’enfant collectionneur,   avide de l’avoir déjà !

- Tu veux donc que le Père Noël  te l’amène demain ? Questionne la maman.

Maman sois donc sérieuse ! Notre époque est scientifique !  L’enfant avec respect  touche le livre merveilleux.

Le rouge Hetzel tentateur brille de mille feux dorés.

 Un vrai objet magique pour le garçonnet !

L’Ile Mystérieuse, je ne connais pas.

Première partie Les naufragés

Toujours aussi bien illustré pour l’amateur d’objet d’art !

Un trésor donc !

Et deux autres parties promises..que du suspens à venir !

Comme il doit être heureux Jules Verne le jour de Noël  . Adoré dans sa famille, par ses lecteurs,  par les enfants !

Il est bien ce livre, je vous le  conseille mon jeune ami !

 Un vieillard à la chevelure de lion, à la mise  élégante et à l’œil vif sourit et  lance cette phrase.

Passez moi le livre je vais vous le dédicacer.

La mère  dubitative s’interroge  sur l’intervention intempestive du personnage et demande inquiète

Mais qui êtes-vous donc Monsieur  pour vouloir griffonner dans le livre  que je veux offrir à mon fils ?

Moi l’auteur !  lève les yeux au ciel  le vieil homme plein de charmes !

Et il griffonne au crayon à papier une phrase bien sibylline

Joyeux Noël 1875 mon enfant !

 De la part  de NEMO bien malheureux, bien seul ce soir encore! 

Jules VERNE


Et il ferme le livre, et il rend le livre à l’enfant, et il s’en va dans la neige

Et il siffle de contentement, il sait comment il va finir l’Ile Mystérieuse.


Joyeux Noël  Monsieur Jules VERNE !

Joyeux Noël...

Soufflé soufflet ! Soufflet soufflé !

 🍫


Soufflé au chocolat

  Soufflet ...


Soufflé au Comté

Soufflet...


 Soufflet du Temps


Soufflé....



Soufflet de chocolat


 Soufflé...


 Soufflet de Comté

 Soufflé...


 Soufflé au Temps


 Soufflet...


Soufflé soufflet !  Soufflet soufflé !


lundi 19 décembre 2016

Chat noir

Académie
 Si jolie
A Paris

Ma Mie

Je tourne
Autour de tes jambes

Et tu trébuches

Et je ronronne

Je t'aime

Ma Mie

Trop Chat noir
🐣

 Homme -Lige

vendredi 16 décembre 2016

On



Ce matin
Affligé
On
Est venu
Me voir
Ce matin...

Et On s’est plaint
De On
On est méchant
On est vilain
On au coin 
Maudit-On !


Ce matin
Affligé
On
Est venu
Me voir
Ce matin...


On
Détesté
On
Honni
On
L’on ne  disait que du mal
De
Ce pauvre
On 
O  
Triste musique !


Ce matin
Affligé
On
Est venu
Me voir
Ce matin...


Ah cesse tes pleurs
Gentil On
Sans toi pas De La Fontaine
-On s’ébaubit-
Pas de Chantal Goya non plus 
-on s'étonne-
Sèche tes larmes
On  mignon
Tu es aussi varié
Que le donjon
De Pons
Rose, bleu, gris, bleuté ou ocre
Tu es
Mon ami impressionniste
Tellement  beau
Ainsi
On
D’ailleurs Apollon t’aime bien
Ainsi
 Combien  
Vague
Indéfini
Confus
Poétique
Comme lui
Lokias
On !


Ce matin
Affligé
On
Est venu
Me voir
Ce matin...


On
Mon doux on
Ris plutôt
 2017
L’année à venir
C’est une année à On
 Écoute-les
Que des noms en  –on
Que des on 
Mélenchon
Macron
Fillon
Hamon
Peillon
Ils te proclament
Ils te magnifient
Ils te glorifient
On ne parlera que de toi
On Roy
En 2017
Victorieux On !

Ce matin
On
 Est reparti
Content
Ce matin !

mardi 13 décembre 2016

Les aigles Poètes



Au zénith

Au soleil
Dans un dernier regard
A midi
L’aigle Poète a fondu
Au soleil

A midi

L'aigle Poète s'est embrasé...


A midi

Au soleil
L’aigle Poète
Dans un dernier regard
S’est confondu
L aigle Poète
Au soleil

Dans le ciel de Midi

 L'aigle Poète s'est embrasé...

Dans le ciel de Midi

L’aigle Poète a confondu
L aigle Poète s’est confondu
Dans le ciel de Midi
L’aigle Poète a fondu
Au soleil
Au zénith 

L'aigle Poète s'est embrasé...

Au zénith

L’aigle Poète
S’est confondu
Au soleil
A midi
Dans un dernier regard
L’aigle Poète a confondu
Dans le ciel de midi
L’aigle Poète a fondu
Au soleil

Au zénith

 L'aigle Poète s'est embrasé…

Et le soir la République des aigles a pleuré
Son destin
Et le soir  le roi des aigles a pleuré
Son sort
Et à l’aube  moi aussi je pleure
La fatalité
Qui  fond et confond et embrase les Poètes et les aigles 
Trop présomptueux 
Pour vivre  
Ordinaires
Trop enflammés
Pour vivre 
Sans Poésie
Les aigles Poètes

Jusqu'au prochain lendemain

Au soleil
A midi
Au zénith....

vendredi 9 décembre 2016

L’oiseau Dans la cage S’est envolé…



L’oiseau
Dans la cage
Sète
An volé…


L’oiseau
Dans la cage
 Sept envolées…


L’oiseau
Dans la cage
7 ans volley…

Cesse Poète
De distraire
Avec tes jeux de mots
Sois franc
Larmoyeur
Sois lucide
Dis-nous
Mauvais rimeur
Ce qui te fait
Pleurer
Ce matin ?


L’oiseau
Dans la cage
S’est envolé…

mercredi 7 décembre 2016

PAIX ET GUERRE

A terre
Flèches argentées et carquois doré

 Et couronne de laurier
À ses boucles

Bleu Corbeau

La voix d'Apollon invite:

Pour la Cité

Ô peuples PAIX!


A ses épaules
Flèches argentées et carquois doré

 Et couronne de laurier
À ses boucles

Bleu Corbeau

La voix d'Apollon invite:

Contre la Barbarie  

Ô  citoyens GUERRE !

mardi 6 décembre 2016

Méduse



Au ciel bleu
Au soleil
Mes larmes ne coulent pas amères
 Au soleil
 Au ciel bleu

Méduse



Dans l’œil…

Au ciel bleu
Au soleil
Mes larmes  balaient les poussières
 Au soleil

 Au ciel bleu

Méduse


Dans l’œil…

Au ciel bleu
Au soleil
Mes larmes  ne me secouent pas hier
Au ciel bleu
Au soleil

Méduse

 Dans l’œil…



Au ciel bleu
Au soleil
Mes larmes colorent pourpres la mer
Au ciel bleu
Au soleil

 Dans l’œil…

Méduse


Mon œil !

lundi 5 décembre 2016

Baudelaire



Trop coquet
Le diable cire ses bottes
S’esclaffe
Le petit Baudelaire...


Le petit cireur de botte
Dans la fange
A des dents trop blanches
S’étonne le Poète Baudelaire…

jeudi 1 décembre 2016

Ah goose...




Poète passe moi
Tes gants
Poète prête moi
Tes moufles
Poète laisse moi  t'emprunter
Ton bonnet 
Poète donne moi
Ta gousse
Il fait froid dehors
Sinon  ma lyre va se désaccorder !

- Ma gousse ?
Je me suis étranglé
Je ne suis pas une vanille
Encore.

Oui ta gousse
Ou celle d’Adi
Si tu veux
Pardi
Tu entends mal
Poète !

- Ah goose…tiens là voilà ma jaune parka
Terrible dieu au coutelas.
Je t’écoute pour te transcrire….

Gousse, goose
 Apollon a un terrible accent dorien…

mercredi 30 novembre 2016

Apollon à la pichenette



Viens Poète
Jouer
Avec moi
Viens Poète…

Non merci
Seigneur Apollon
Pas aujourd’hui...

Qu’as-tu donc à craindre
Mon Poète
Dit Apollon
En me faisant une pichenette.

Non merci
Seigneur Apollon
Pas aujourd’hui...

Toujours à te lamenter
Maudit Poète
Que je ne vienne pas assez
Et aujourd’hui
Je te propose mes services
Et tu en fais fi
Capricieux Poète 
Dit Apollon
En me faisant une pichenette

Non merci
Seigneur Apollon
Pas aujourd’hui...

Vraiment
Tu me déçois
Dit Apollon
En me faisant une pichenette
Aujourd’hui
Poète
Tu me déçois
Dit Apollon
En plantant son coutelas
A nouveau
Entre mes jambes
Tu n’es pas d’humeur badine
Ce matin
Dit Apollon
En rangeant son coutelas
Dans le fourreau
Au revoir Poète
A demain peut-être…


En Poésie
Apollon est un dieu sympa
Mais bien dangereux
Mais bien trop dangereux
Au jeu de la pichenette
Apollon au coutelas
Je dis 
Apollon à la pichenette
Merci Apollon !

mardi 29 novembre 2016

Rue Dante



 Rue Dante

Je jure comme un Templier
Rue Dante....


Rue  Dante
Paradis ou Enfer ou Purgatoire

Rue Dante
 Sage
Brille la pièce de monnaie
Sur la table
Pourboire

Rue Dante
Il fait froid
Je rentre
Vite la ligne 10 !

Un froid de canard !

 Pas un temps à mettre un escholier
Dehors !

Rue Dante
Triste Syllogisme
Maudit Suger !

Rue Dante
L’amitié est un fétu de paille
Rue Dante
Rompre la paille justement....

Rue Dante
Apollon me dit
Enfin
Poète

Bouge !


mardi 22 novembre 2016

A la fenêtre.



Deux pierres sombres et ébréchée une écuelle de lait
Dans la bise de novembre
Deux chats assoupis dans le vent ami…

Et moi à la fenêtre.

Quiètes virevoltantes des feuilles et  des cendres grises
 -Chaud le lait, bonne la cannelle !
Moi pleurant dans le café rose…

Et  deux chats  à la fenêtre.

jeudi 17 novembre 2016

NOE




Ivre
Nu
Dans la nuit
Sans étoiles
Errait
Noé
Une bouteille à la main
Ivre
Dans la tempête….

Sans espoir
Montaient
Ses larmes
Au ciel
Montaient
Dans la nuit
Ses lamentations
Et ses fils
A chaque lune noire
S’inquiétaient
A chaque ivresse...


Ivre
Nu
Dans la nuit
Sans étoiles
Erre
Noé
Une bouteille à la main
Ivre
Dans la tempête….


Où es-tu donc
 Dieu
Pourquoi
M’as-tu choisi
Moi
Dieu
Pourquoi m’as-tu fermé
Les portes
Au déluge ?
Pleurait Noé
Pourquoi ne suis-je pas mort
Avec eux
Les enfants innocents ?
Se désolait Noé
Et toujours
Il entend
Ce bruit assourdissant
Le bruit du déluge
La Mort
Et les cris
Et les râles
Et les pleurs des nourrissons
Et le crissement
Des doigts
Qui tentent de se fixer
A sa nef
Et qui lâchent à la fin
Dans un dernier souffle…

Et toujours cette porte qui ne veut jamais s’ouvrir !


Ivre
Nu
Dans la nuit
Sans étoiles
Errera
Noé
Une bouteille à la main
Ivre
Dans la tempête….

mardi 15 novembre 2016

Ce n’est pas un jeu mon petit Ernest



J’étais à la messe et je m’étais endormi
Dans l'encens
Raconta l’enfant
Apeuré
A sa nourrice

Et soudain j’ai entendu un grand choc
Et l’église de Tréguier
Tremblait
Sur ses fondements

Et venus de la mer et de la terre
Deux énormes dragons s’abattirent  sur la ville
Un dragon bleu outremer
Avec 14 couronnes dorées
Un dragon rouge pourpre
Avec 93 têtes argentées

Et tous deux commencèrent à s’affronter
Dans un fracas assourdissant
Tout ruisselait de sang
Dans la ville
A chaque mouvement des dragons
Des mères perdaient leurs fils
Et des fils leurs pères
Et des râles montaient au ciel.

Je suis sorti de la cathédrale
Qui risquait de s’effondrer
Et sur le parvis
Les dragons se mordaient
Au sang
Les têtes
S’entremêlaient
Dans une danse macabre mauve
Le bruit était insupportable
Et j’ai bouché mes oreilles
Le spectacle était sanglant
J’ai fermé les yeux
Et je me suis dit
Si le Seigneur pouvait nous secourir
Là tout de suite
Si Saint Yves pouvait nous sauver
Vite Saint Tugdual
Viens apprivoiser les dragons
Comme des chatons….

Les deux dragons ont disparu
En un instant

J’étais dans une autre contrée
Dans une terre inconnue
Des senteurs merveilleuses
Un ciel si bleu
Que du soleil
 J’entendais d’abord   des discussions
En breton
Où est Jésus
Disait la mère
Et le père soupirait
Puis j’ai vu un enfant caresser un chat
Un enfant comme moi
Et je me suis réveillé
Quand il a porté les yeux sur moi
 Des yeux
De  la même couleur que celle de la cathédrale de Tréguier.


Nourrice qu’en penses-tu ?

Ce n’est pas un jeu mon petit Ernest
Se contenta de dire
 En se signant la nourrice.

jeudi 10 novembre 2016

Honoré de Balzac



Que des lys dans la vallée
De la Loire
S’émerveille  
Que des fleurs à l’horizon
Au couchant du soleil
Se réjouit
Que des parfums merveilleux
S’extasie
Que du sang et de la neige
Se confondant
Dans le vermeil
De la Loire
S’exclame
L’enfant
A sa mère.


Honoré
Calme-toi
Ne cède pas à ton premier mouvement
Ne les cueille pas
Ne sois pas méchant
Pour moi
Ils sont précieux
Plutôt
Au gré du vent
Écoute leur musique
Céleste
La tête coupée
Ils  perdraient  leur magie !

J’en mettrai plein dans ma vie
Maman
Promet
L'enfant
Se promet
L’enfant
Déjà
Dans ma vallée
Se promet Honoré de Balzac…

mardi 8 novembre 2016

1, 2, 3 Ninja

1, 2, 3 Ninja
    Bouge tes mains
        Ami
          Déplace toi
                Copain
                      Mais ne joue pas trop vite
                               Que je m'amuse un peu
                                        Mais n'en profite pas pour me frapper
                                            Apollon
                                                   A la figure
                                                               1, 2, 3 Ninja
                                                Tsss 
                                     Mon meilleur ennemi              
                              Je suis plaisantin
                          Dieu toujours souriant
                  Mais il y a des limites
              Je suis Poète
       Je suis gentil
     1, 2, 3 Ninja
   Pas souffre-douleur
Apollon
  Et ne triche pas trop
        Même si je suis indulgent
              Pour l'inspiration
                        1, 2, 3 Ninja
                           Je suis prêt à tout
                              Au Ninja Play
                                 Même à faire semblant, j'en ai honte
                                              De perdre
                                                   Pour quelques vers
                                                             Encore que...
                                                                        1, 2, 3 Ninja

Abraham Duquesne



 A la tombée de la nuit
Les comploteurs
Ils ont gardé leurs chapeaux verts
A l’intérieur de la maison
Les Comploteurs
Ils mènent palabres animés et boivent
Force bière
Les comploteurs
A la lumière de la chandelle
Ils ripaillent
Force venaison et force gibier
Les comploteurs
A  la lumière de la lune
Ils rêvent d’un jour meilleur
De détrôner le Roi ennemi,  de l’assassiner
Ils   se querellent les Comploteurs
Ils le voient  assigné devant le Peuple
Ou les États Généraux
Jugé ou exécuté
Ils hésitent les Comploteurs...

Et les servantes rubicondes
Et les serviteurs  muets
Passent et vident les plats
A  l’échafaud le Monarque
Ils s’enhardissent
Et se disputent
Querelle d’allemands
Les comploteurs
Aux dernières lueurs finissantes d’une cheminée rougeoyante…

Au coin de la table
Silhouette grise
Le fils de famille lui baille
A s’en décrocher la mâchoire
La discussion va encore durer longtemps
Bataille de citations bibliques et de propos  guerriers
Que c’est rébarbatif
Moins intéressante que des récits de marin
Jason et les Argonautes ou l’Odyssée
Il prend la Bible si imposante du haut de ses treize ans
Et tire au hasard
Le fil doré
Dans les pages du Livres
Tandis qu’ocre éclate une châtaigne en mille lueurs bleutées…

La foule animée jusque là se tait
Chut, silence

1 Samuel 24-1-12…
Entonne le jeune garçon

Les comploteurs  se taisent, prient pour le salut du  Roi et se dispersent vite…

Ouf c’est fini  ils sont partis
C’était trop facile
Triomphant chantonne
 Le petit Abraham Duquesne !.

vendredi 4 novembre 2016

bleu Yves Klein.



Acétone…

Qui peut me parler de l’acétone ? …..

Pendant que l’enseignant s’escrime au tableau l’élève Yves regarde le bleu, le bleu, le bleu du ciel.

CH3COCH3 (bruit  de la craie qui crisse sur le tableau)

Toujours ce  bleu mortel, le bleu, le bleu.

Jamais il ne s’en lasse et ne s’en dégoute...


Solvant…

Ah s’il pouvait enfermer  son bleu de Nice dans un Bleu, un Bleu magicien, un Bleu magique.

Et  il adore le jaune de Nice aussi. L'or du soleil est bien pâle en comparaison. Un or atomique.

Mais le bleu importe plus…


Danger…

Mais le bleu de Nice est  si beau, ce bleu sans nuage, ce bleu joyeux, ce bleu mélancolique.

Que l’on soit à Cimiez ou à Arson, sur le Peillon ou à La Madeleine, sur la plage ou en vieille ville l’on vit avec.

Un bleu immortel dans lequel l’on nait,  l’on dort, l’on sommeille, l’on rêve, l’on….

Hé Yves réveille-toi, c’est l’heure de l’escrime……

Tiens un nuage gris venu de l’est  passe devant le soleil, même pas grave.

Au fait si je faisais mon bleu ? Mon bleu universel ?

V 14,  acétone et   pigment d'outremer. C’est facile…  Vite notons….

Yves note vite la formule comme une précieuse recette de cuisine...

Je le baptiserais Bleu  YKB si je l’invente comme je désire. Non Bleu IKB je reste modeste. Et puis le Y…

- Yves n’aime pas le Y il a bien tort le bleu Yves Klein.

jeudi 3 novembre 2016

Coquillage



Fils de Poséidon
Nacré
Coquillage
Ris


Laisse-moi t’écouter


 Fils de Poséidon

Nacré
Coquillage 

Rigole !

 Fils de Poséidon
Nacré
Coquillage
Pleure

Laisse toi  m’écouter



Fils de Poséidon
Nacré
Coquillage 

Rissole !

vendredi 14 octobre 2016

Les temps changent



Ne bats pas l’âne ! dit la petite fille au paysan russe  qui battait le pauvre animal


Pourquoi ne battrai-je pas mon animal ? Le père bat ses enfants, le Tsar bat ses sujets, le maitre bat son domestique. Je bats mon âne voilà tout.

Tu as raison boyard, même Diderot bat son domestique !  

Diderot ?

Un philosophe français.

Je ne le connais pas.  A part la Bible et la vie des Saints je ne lis rien. Tu sais plus que moi…. Ah les français, ils détruisent tout ces créatures du Diable- se signe le  pauvre hère.

La petite fille se signe aussi.

Tu n’es pas orthodoxe petite fille ? Tu te signes comme les catholiques, à l’envers de nos usages.

Non je suis catholique, bah rassure-toi,  cela n’empêche pas ma mère de me battre.

Pauvre enfant ! Tiens depuis quand  le soleil se lève à l’est ? Encore une diablerie de ce Napoléon !

Les temps changent…- dit la petite fille en français.

Enfant tu me fais peur, tu ne soutiens pas ces maudits démons j’espère ? -Le paysan  effrayé s’en signe de nouveau.

Non rassure-toi paysan.  Je  n’aime pas plus que toi nos ennemis qui parlent du Bien et font le Mal.  Tu vois là bas à l’orient le soleil se lever ? C’est Moscou qui brule en ce moment.

Moscou brule en ce moment ?  Les français nous détestent tant  à ce point.-Le paysan  indigné s’en signe de nouveau.

Non,  mon père a ordonné l’incendie. C’est lui le Gouverneur. Il a même fait fusiller un étudiant jacobin devant moi dans un accès de colère.  Il s’en repent depuis…

Le paysan s’agenouille dans la terre rouge et implore son pardon.

Mademoiselle Sophie votre mère vous cherche partout- interrompt une gouvernante

Lève-toi et ne bats plus ton âne…adieu paysan.

Adieu,  enfant,  le vent du nord  va souffler encore plus ce soir !

Blowing in the wind-  sourit la petite fille en anglais  en agitant la main pour lui dire au revoir.

mardi 11 octobre 2016

La terre est plate

Pleurer avec un ami,

Penser à lui,

Chanter à un ange,


La terre est plate.

Assertivité.

-Poète prends ta lyre....

Apollon non!

 -Pardon?


Je testais mon assertivité...j'accorde ma lyre....

lundi 10 octobre 2016

La genèse de COUSTEAU

Père
Jacques-Yves enlève donc ce bonnet rouge ! L'on dirait un bagnard de Toulon.

Mère
Qu'a donc cet enfant à porter cet horrible chose ? Et cesse donc de faire des bulles dans ta soupe...

Père
Son frère est si sage en comparaison.

L'enfant soupire et enlève son bonnet rouge scintillant !

Père
Et ne lève pas les yeux au ciel !

Mère (pour apaiser les choses)
Jacques-Yves qu'as-tu fait en classe ?

Jacques-Yves
Une version en grec, Ulysse rencontre Calypso sur l'ile d' Ogygie. Cela se termine en radeau...Je pense avoir la meilleure note.

Père
Il faut toujours être le meilleur.

L'enfant soupire et replonge dans sa soupe. 




Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…



Marianne  et L’Académie s’en égarent
Je me nomme Yves-Denis Franz Philippe
L’Académie et Marianne s’y trompent
Je me nomme Yves-Denis Franz Philippe

Alors
Je vais les présenter
Mes quatre z’ amis
Mes quatre prénoms
Dans ma maison

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms….

Devant chez moi
Une cloche
Faites la teinter
Une porte
Toquez
Allez
Entrez
Ne soyez pas timide

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms….

A l’est
La porte s’ouvre
Les deux jumeaux
Inséparables
Vous accueillent
Yves et Denis
Au pan de la porte
Yves-Denis

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…


A l’est
Il y a Yves  
Devant chez  lui
Poussent le lierre et l’if
A l’est
Et les roses trémières
Rose trémière
C’est son domaine
Et les plantes sauvages
S’assagissent à ses pas
Au soleil levant
Venez dans mes appartements
Vous dit Yves
Toujours accueillant
Prenez une tasse de thé
Le soleil se lève chez  lui
Toujours
Dans sa chambre verte
L’aube est encore plus belle…

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…

Il est gentil Yves
Mais visiteur
Ne t’attarde pas chez lui
Viens visiteur
Au sud  appelle
Déjà Denis.

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…


Viens visiteur
Au soleil
Viens te rassasier
De lavandes et de  cactus
Et de plantes tropicales
Et de figues de barbarie
Dans ma serre
Poussent les orchidées
Du côté de chez Denis
Je vous invite
Bois  ma sangria
Aussi pourpre
Que mon sang
Vous invite Denis
Tout est neuf
Chez lui
Tout est clarté
Chez Denis

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms….


Il y a Yves et Denis
Il y a  Yves-Denis
Sans l’un l’autre ne vit pas
Mes deux bessons
Vous saluent bien
Et vous guident vers Franz


Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…


A l’ouest
Il y a la cuisine
Il y a le domaine de Franz
Il est gourmand et adore
La cuisine à la crème fraiche
Au soleil mort  tout sent bon
Chez lui
Les aromates et les épices
Il n’est pas avare
Il n’est jamais avare Franz
De sucre et de poivre
De cannelle et de fleurs d’oranger
Au soleil mort  tout sent bon
Au feu de cheminée
L’on y si bien
Au coin du feu
Dans son salon
Chez Franz
Dans l’obscurité luit
Une fois
Les bougies éteintes
La lune blafarde
Dans son antre
Dans le noir
Tombent les étoiles
Chez Franz….

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…

Et puis il y a
Et puis il y a Philippe
Au nord de la maison
Il y fait plus froid
Au nord de la maison
La lumière y est plus  douce
Si douce que la neige
Si quiète…
C’est le coin de la maison
Où je peux seul entrer
Personne pour t’y accueillir
Philippe n’est pas vivant
Mon frère
Philippe
Mon frère
Il est mort
Philippe
Le prénom que je porte
Bien avant moi
Tu ne peux pas y entrer
Visiteur
C’est tabou
Moi seul ai le droit d’y accéder
De parler à son fantôme
J’y écris mes poèmes les plus tristes
Dans mes vers
Tu peux essayer d’y imaginer le plan
Je te  laisse quelques indices
Visiteur
Parfois
Quelques vues….

Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…


Maintenant
Visiteur
Je vais  te raccompagner
Au seuil de la porte
Te raccompagner
Avec mes trois prénoms amis
Et mon prénom fantôme
Désolé je referme la porte maintenant
Je suis triste de te quitter
A bientôt…



Marianne  et L’Académie s’en égarent
Je me nomme Yves-Denis Franz Philippe
L’Académie et Marianne s’y trompent
Je me nomme Yves-Denis Franz Philippe


Venez, entrez dans ma maison des quatre prénoms…

jeudi 6 octobre 2016

Le Chat et le Chien



Le Chat et le Chien
Constatant les progrès de l’Humanité
Décidèrent
De se faire apprivoiser
Un matin
Décidèrent
De se civiliser
Un matin
Au contact du genre humain
Ils y arrivèrent
Les mâtins
Voilà comment…

Le Chat et le Chien
Compères dans l’éloquence
Et la gourmandise
Tinrent un jour
Conseil!

Foin de la pluie, de la sécheresse
Des mauvais morceaux
Des heures perdues
En chasse
En vain
Conclurent les deux copains
Voyons du côté de l’Homme
Vivons à ses côtés
Loin des tracas quotidiens
Soyons ses amis
Soyons ses copains..

A leur vue l’Homme grimaça
Et encore plus la Femme
Seul l’Enfant applaudit à la vue du chien.

Bof dit l’Homme
A quoi me servirez-vous
Animaux inutiles
Aux ventres vides.

Plein de puces
Ces animaux
Se désolait
La Femme.

Chic de nouveaux copains
Se dit l’Enfant.



Le chien se redressa tout d'abord
Et en  bon chien Saint Yves  défendit bien sa cause.

Frères humains
Adoptez-moi
Et je serai votre défenseur
Je suis tendre et gentil avec les enfançons
Mais gare aux moutons
Et aux béliers
Je suis vindicatif
Adoptez-moi
Dans  vos cités je  veillerai  aux portes
Fidèle toujours
Des maisons, des temples et des cités
Gardien vaillant et bienveillant.
Mais gare aux méchants et aux délinquants
Je sais mordre
Je mords...
Adopte-moi Homme
Je te regarderai toujours heureux
Au coin du feu
Adopte-moi Femme
Je gémirai de liesse
A chaque fil coupé
De ta quenouille
Adopte-moi Enfant
Et je me roulerai dans la poussière
Dans les jeux
Toujours
Avec toi 

Je ne mords que les méchants plaisants
Pas vous mes maitres, mes amis!

Le chien parla et parla
 Aboya et aboya pour la première fois 
Déjà  dans la famille il fut accueilli avec joie.


Et toi chat qu’as-tu à nous dire ?



Le chat ne dit pas un mot
A la demande de l’Homme
Se contenta de faire sa toilette sobrement
A la demande de la Femme
De se tailler les griffes
A la demande de l’enfant.

Parle leur donc, plaide ta cause
Murmurait le chien
Dis leur donc que tu vas les éveiller
A l’Art
A la Religion
Aux mystères
A l’Etrange
Tu as les yeux de Dieu
Murmurait le chien.

Il m’agace
Grogna l’Homme.
Il ne me plait pas
Protesta la Femme.
J’ai peur de ses griffes
S’inquiéta l’Enfant…

Alors lassé de ses soins
Le chat s’étira, se roula dans la terre et ensuite
Ronronna
Pour la première fois.

Je l’adopte  tout de suite se dirent l’Homme, la Femme et l’Enfant.


La moralité de cette fable
Est que la parole et le silence ont même valeur
Dans l'action
Qu’il faut parfois préférer le silence que plutôt longtemps parler
Ou le contraire
A sa disposition
Le sage utilise tous les moyens mis à sa guise
Parler beaucoup ou se taire 
Utiliser toutes les palettes de sa collection
Se taire beaucoup ou parler
Utiliser toutes ses arts
Même ceux d’Apollon!