mardi 30 juin 2015

Astyanax !



Hier
Hier  j’ai rêvé
J’ai rêvé de Versailles
De Versailles et du bassin d’Apollon
Du bassin d’Apollon et de la Cour
Et de la Cour et du Grand Roi
Du Grand Roi et ses tragédiens
Et de  ses tragédiens…

Et je me suis interrogé
Dans mon rêve
Quelle tragédie j’aurais aimé
Composer
Si j’étais
A la Cour
A Versailles
Poète
Quel personnage mythologique
Ou historique
J’aurais adopté…

Et je n’ai pas réfléchi
Dans mon rêve
Et j’ai alors répondu
Sans hésiter
A moi-même

Astyanax !

Enfant
Le sort de ce pauvre enfant
M’a toujours ému !
Pauvre Andromaque !
 Tristes remparts de Troie!

Et je pleure ce matin
Ce matin me parait bien lourd
Bien lourd est mon chagrin
Mon chagrin  de ne jamais alexandriner
Ne jamais alexandriner mes poésies !

Et je pleure ce matin
Je ne serai jamais Racine ou Corneille
Il n’y aura pas d' Astyanax en vers!

Et je pleure ce matin
Ma Poésie ne vaudra jamais Euripide !

C’est vrai



Mon Apollon est mauvais
En arithmétique
Les douze pieds
Lui sont
Tortures
Il ne sait pas compter

C’est vrai

Mais ne t’en fait pas
Pour autant
Lecteur
Pour moi
Dans mes poésies
Contemporaines
Inlassablement
Apollon
Le place
Apollon
L’intercale
Dans mes poésies
Contemporaines
Et
Écoute-le
Lecteur
Dans mes poésies
 Contemporaines
Chanter
Ou rire
Ou pleurer
 Toujours  présent
Inlassablement
Merci Apollon
De me le coller
Dans mes poésies
Au détour de mes créations
 Contemporaines



Astyanax !

PING !



Au soleil
En boule
Mon vieux, mon vieux chat
Dort
Sur le fauteuil
Gris perle
Et
Toujours
Pour lui
 J’ai peur
De la Mort
Et je le réveille
Mon vieux, mon vieux chat
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Ronronnante
PING !

Bonne patte
Mon vieux, mon vieux chat
Bonne pâte
Ne m’en veut jamais
De mes réveils
Et se rendort
Paisible
Au soleil
En boule
Moins inquiet que moi
Mon vieux, mon vieux chat
Sur le fauteuil
Gris perle 
Ronronnante
PING !

Ah
Mon vieux, mon vieux chat
Je te promets de ne plus te réveiller
Désormais
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Je te laisserai mourir en paix
Dans ton sommeil
Lové
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Ronronnant
PING !


Car je sais que tu m’attendras
Fidèle
Mon vieux, mon vieux chat
Au paradis ou en enfer
Au soleil
En boule
Mon vieux, mon vieux chat
Près de Saint Pierre ou de Satan
A la porte
Sur le fauteuil
Gris perle
Mon vieux, mon vieux chat
Ou au Purgatoire
Ronronnante
PING !

Alors
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Sur le fauteuil
Gris perle
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Sur le fauteuil
Gris perle
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Au soleil
En boule
Adieu
Mon vieux, mon vieux chat
Adieu
Ronronnante
Adieu
dors

PING !

lundi 29 juin 2015

Il lui ressemble tant !



Ce matin de février
Dans la rame froide
Du Métro
Encore une fois
Le vieil homme
S’est assis
Comme chaque  fois
Les yeux rouges
De retour
Du  Square du Temple
Sur le strapontin !



Il lui ressemble tant !

Ce matin
L’enfant est parti
Dans le brouillard blanc
Les yeux rouges
Dans ce matin blême
Un baluchon au dos
Bougies et candélabre
Dedans
Les seuls trésors
Et un costume dans la main
A porter
Dans le XVIème !


Il lui ressemble tant !

Dans l’obscurité
Devant la porte
Le vieil homme
Ne voit
Rien
Hormis qu’une lumière jaune
Qui l’éblouit
Et un enfant
Qui lui tend
Un costume
Commandé
Chez un tailleur
Venu de très loin
Venu de Saint Paul..

Il lui ressemble tant !

Ah
Les rues
Maintenant
Bruissent
De cris, de pleurs et de larmes
Les soldats
Sont
Partout
Paris retient son souffle
Ce matin
De février
Ce matin
Laid !

Il lui ressemble tant !

Le vieil homme
Ne connaît rien de lui
Hormis un nom
Susurré timidement
Karl Ludwig
Une date de naissance
27 mars
Dite à la va-vite 
Surement
Un petit venu de Vienne
 De neuf ans !

Il lui ressemble tant !

L’enfant retiendra cette phrase
Répétée plusieurs fois
Durant toute sa vie !

Il lui ressemble tant !


Aucune autre explication !


Il lui ressemble tant !
Dit le vieil homme
En ouvrant sa porte !

Et l’enfant
Grandit
Et l’orphelin
Survit
Et la famille décimée ne  reviendra pas de l’Est
Et l’enfant passe l’Occupation
Et la Libération 
Et la Guerre froide
Et la Décolonisation
Et le vieil homme
Ne se rend plus jamais
Au square du Temple
Pourquoi irait-il là bas ?

Il lui ressemble tant !

Dans la chambre 
Va mourir
Le vieil homme
Et l’enfant
Est maintenant père
Lui même
Et tous attendent pour lui la délivrance
Et un  plus particulièrement  une  réponse
A la question !

Il lui ressemble tant !

Le prêtre a officié
Les enfants de chœur chantent
 De tristes airs
Et le vieil homme  se cramponne
Encore à la vie
Quelques heures
Et puis s’abandonne
Et pointe une image d' Alexandre Kucharski
 Et dit dans un dernier souffle
 
Il lui ressemble tant…

Et les bougies du candélabre s’allumèrent alors….

vendredi 26 juin 2015

Du sel De la vie Dans ma vie De Poésie ! De la Poésie ! Du sel, du vrai, du vrai sel Deux grammes par jour !



Du sel

De la vie


Dans ma vie

De Poésie !


 De la Poésie !


Du sel, du vrai, du vrai sel

Deux grammes par jour

De toutes les couleurs


Du jaune                               Du chromate de sodium

Du mauve                                      Du dichlorure de Cobalt

Du bleu          Du pentahydrate de sulfate de cuivre

Du vert                                                        De l'oxyde de nickel

Du blanc              Du dioxyde de titane

Du noir                                                  Du Kala Namak 

 ...


             
Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !

 De la Poésie !

    Du sel, du vrai, du vrai sel


 Deux grammes par jour

                                     Du savoureux

                                                 Du salé
                                                                      Du doux
                                                                                                        De l'amer

                                                                                   De l'acide 


                                                              Mais aussi du sucré

                                                                                 Malheur....



Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !

De la Poésie !

Du sel, du vrai, du vrai sel

Deux grammes par jour

         Merci Apollon                                                    

            En vers ou en rimes

                Merci

                    De me verser ta gabelle

                        Dieu faux-saunier....

                                   


Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !


De la Poésie !



Du sel, du vrai, du vrai sel


Deux grammes par jour
 De la Poésie

Pour toi

Rien que pour toi

Lecteur gentil

Amusé ou consterné

C'est mon cadeau 

Deux grammes par jour

De poésie

Deux grammes par jour 

C'est bien

C'est bien

Mais pour ma santé 

Deux grammes par jour

De sel

Ou

De Poésie

C'est  déjà trop !

Mais bah


Lecteur

Tu es mon sel

Lecteur  !


Alors je continue...


Du sel

De la vie

Dans ma vie

De Poésie !

De la Poésie !

Du sel, du vrai, du vrai sel

Deux grammes par jour !



jeudi 25 juin 2015

Page blanche

La mer de sérénité !



Un jour

Ce sera la fin

Plus d’inspiration
Plus de rêve 
Plus de tension
Plus d’Apollon
Plus de  dernier poème
Plus de signature
Plus de signes
Plus de nouvelles
Plus de vocation
Plus de cygnes
Plus de mission
Plus d’eau du  sacre
Plus la grâce
Plus de joie
Plus de haine
Plus de ris
Plus de couronne
Plus rien
Plus de bénédiction.

Le soleil fade me paraitra bien éteint…

 Et ensuite 

Ce sera la pause
Ce sera le calme plat
Ce sera la vie, l’autre vie
Ce sera   
Poète déchu
Ce sera
Nirvana 
Sur la lune  
Ce sera
Mon nouveau royaume
Totale éclipse
Ma nouvelle poésie
Ce sera 
Ma nouvelle lumière
Artémis
Ce sera

Ce sera

Ce sera

Brillante

 Toujours dans la nuit


Toujours brillante

Dans la nuit


Ce sera

Ce sera

Ce sera


La mer de sérénité !

mercredi 24 juin 2015

Je lance la pierre.. je m'élance Et je pousse ma pierre...

Levallois-Perret



École Camille Pelletan..... École Paul Vaillant-Couturier !



Marelle de bric et de broc

Hâtivement

Tracée

A la craie...



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...

Case 1

Rêves
Solitaires
Sous les marronniers…



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...

Case 2

Balle au prisonnier
Au milieu de la cour
A droite
Éviter la balle
A gauche
Se faire prendre
Pour mieux gagner…




Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...


Case 3

Peur au ventre
Le mardi
Piscine…



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...




Case 4

Lancelot
Ou
Comtesse de Ségur ?
Collection verte
Ou
Collection rose ?

Ou mieux Fantomette…




Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...



5

Cantine
A quand les œufs à la crème ?



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...




6

Je ne dépasse jamais
 1M10 !

Du moins en saut en hauteur….



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...


7

Dernière fête de l’École
Arsène Lupin gagné et lu et relu et rerelu…



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...




8

Odeur de café torréfié…Madeleine ! 




Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...



9

Visite médicale...



Je lance la pierre.. je m'élance

Et je pousse ma pierre...


10  



 Dans la cour

Je tourne et tourne et retourne et retourne 
Sur moi
Je tourne et tourne et retourne et retourne
Jusqu'à l’écœurement
 Je tourne et tourne et retourne et retourne
Sur moi
Dans la cour...

Vertige !



Ciel

 Terre et Ciel sont confondus...

 Vertige !

Je me relève

C'est fini..le poème est fini


Je ramasse mes billes



J'efface ma marelle

Je suis trop grand

Quoique ?...

Maintenant


L'Académie française, la Poésie sont mes deux écoles

Mes École Camille Pelletan...  École Paul Vaillant-Couturier !

Reprenons !

Entre deux écoles

De nouveau

Je lance la pierre.. je m'élance
Et je pousse ma pierre... 


mardi 23 juin 2015

Gaudeamus igitur !



Ah
Ce matin
Il fulmine
Ce matin
Il est en rage
Et il en pleure
De colère
Qui a pu se tromper ?
Qui a pu tromper
Sa vigilance ?
Un apprenti étourdi ?
Un démon malicieux ?
Un farfadet qui n'a pas eu son gruau ?
Une erreur de sa part  ?
Pas de quoi se réjouir !
Pas de quoi rire !

L’éditeur en maudit tous les saints !

Et il se met au piano
Et il essaie la mélodie
Rien à voir avec l'air  originel de la chanson..
D’où vient cet air
Cet air solennel
Cet hymne religieux ?
Rien à voir avec le texte de la chanson
Trop rapide au départ
Trop lent à la fin de chaque strophe

Et le théologien en pleure dans la soupe

Le texte est païen et stoïcien
L’air est d’église
Dialectique…

Les étudiants vont rire
La Faculté va sévir
Le pauvre homme se désole
Lui qui collectionne
Les airs estudiantins
Comme les Frères Grimm
Les contes
Il est ridiculisé
Maudit destin…

Son œuvre est ratée
Et il entend les quolibets
Et les accusations de blasphème

Et il se remet au piano..

Pourtant la mélodie se retient bien
Et il se prend à fredonner
Cet air qui endigue la jeunesse
Quand l’on est vieux
Un air qui revendique la vieillesse
Quand l’on est jeune
Et il oublie son chagrin
Et il reprend et reprend et reprend
Sa chanson
Et il en est content
En fait
Et
Avec lui
Fredonnons
Avec
Christian Wilhelm KINDLEBEN
Reprenons tous en cœur
Et
Réjouissons-nous
Sa chanson passe les siècles
Et les frontières
Et les âges !

La vie est brève…Pleurons, rions et vivons

 Gaudeamus igitur !

 

(De brevitate vitae)

Gaudeamus igitur
iuvenes dum sumus.
Post iucundam iuventutem
post molestam senectutem
nos habebit humus
Ubi sunt qui ante nos
in mundo fuere?
Vadite ad superos
transite in inferos
hos si vis videre.
Vita nostra brevis est
brevi finietur.
Venit mors velociter
rapit nos atrociter
nemini parcetur.
Vivat academia!
Vivant professores!
Vivat membrum quodlibet;
vivant membra quaelibet;
semper sint in flore.
Vivant omnes virgines
faciles, formosae.
Vivant et mulieres
tenerae, amabiles,
bonae, laboriosae.
Vivat et res publica
et qui illam regit.
Vivat nostra civitas,
maecenatum caritas
quae nos hic protegit.
Pereat tristitia,
pereant osores.
Pereat diabolus,
quivis antiburschius
atque irrisores.

lundi 22 juin 2015

Un parterre de roses et d’anémones !



Un parterre de roses et d’anémones
Sur les toits de l’ENA
Un parterre de roses et d’anémones
Sur les berges de la Moselle
Un parterre de roses et d’anémones
Sur le col de Téghime
Un parterre de roses et d’anémones
Sur le parvis de l’Hôtel de Sens
Un parterre de roses et d’anémones
Sur le gazon du château de Pons
Un parterre de roses et d’anémones
Sur les rails de la station de Métro Porte de Levallois

Un parterre de roses et d’anémones !

Un parterre de roses et d’anémones
Sur la conche de Nauzan
Un parterre de roses et d’anémones
Sur la Place Jeanne d’Arc
Un parterre de roses et d’anémones
Sur la Place François Ier
Un parterre de roses et d’anémones
Sur la Place Saint François
Un parterre de roses et d’anémones
Sur le Parc de Saint Cloud

Un parterre de roses et d’anémones !


Un parterre de roses et d’anémones
Sur  les pierres de la Villa Arson
Un parterre de roses et d’anémones
Sur la tombe de Réginald à Menton
Un parterre de roses et d’anémones
Sur le Mont Parnasse
Un parterre de roses et d’anémones
Sur le balcon de 27 rue Cavé

Un parterre de roses et d’anémones
Envahissant
Un parterre de roses et d’anémones
Envahissantes
Un parterre de roses et d’anémones
De Bagatelle
Un parterre de roses et d’anémones
De bagatelles…

Un parterre de simples !

Un parterre de roses et d’anémones !

vendredi 19 juin 2015

Napoléon !

"Si l'on proscrit mon cadavre, comme on a proscrit ma personne, que l'on me refuse un peu de terre, je souhaite que l'on m'inhume auprès de mes ancêtres dans la cathédrale d'Ajaccio, en Corse."



Repose  ici  enfant doué
Repose  ici  parmi les tiens
 Avec les tiens, avec Doumé 

Dans ta cathédrale, ici
Dans ta cathédrale, ici 

Que les putti sonnent et sonnent ici
Et resonnent et resonnent ici

Napoléon, Napoléon

 De leurs trompettes, de leurs trompettes  

Napoléon, Napoléon

De leurs trompettes, de leurs trompettes  

Napoléon, à Ajaccio

 

Napoléon !




 Dans notre cathédrale il repose

Dans notre cathédrale, cathédrale 

Dans notre cathédrale, cathédrale 

A jamais lion  immortel
A jamais Corse, à jamais corse 

Au ciel, ici,  avec les tiens

Que les putti sonnent et sonnent ici
Et resonnent et resonnent ici



Napoléon, Napoléon

 De leurs trompettes, de leurs trompettes  

Napoléon, Napoléon

Napoléon, à Ajaccio




Napoléon !

mardi 16 juin 2015

Jonchée de Jonzac !

Jonchée
de rails

Jonchée
De
Coquelicots

Jonchée
D’herbes
Fraiches

Jonchée
Des Nuits
De
Juin
Ou
De Décembre

Jonchée
De
Gare

Jonchée
D’attentes

Jonchée
De Dessert
Ou
De fromage

Au choix

Jonchée de Jonzac !

vendredi 12 juin 2015

Lai de Lys !



Roses

Et

Galets

Et

Noix de Saint-Jacques

Et...



Lit de lait !



Roses


Et

Galets

Et

Noix de Saint-Jacques

Et...



Lai de Lys !

mercredi 10 juin 2015

L’année 1883 !



A Menton
Ce matin
 C’est la rosée d’avril
Qui mouille
Tout…

Le petit chemin
Pour aller
Au cimetière
En haut
Les rues
Vides 
Ce matin blême 
Les premières fleurs
Pascales
Le cortège
Qui prend son souffle
Le pasteur
Magistral
Le petit ânon
Qui
Porte et peine
Un petit  
Cercueil
Le chat roux
Éternel Hachiko
La mère éplorée
Qui chantonne
Avec les autres
Accompagnateurs
Un choral
Et rêve
Pour toi
Réginald
De la mer de Jade
Un vieux bonhomme
Qui passait par là
Et qui se joint
Au cortège
Et qui souffle
A l’oreille de l’ânon
Sois grand
A chaque pas
De la bête
Harassée
L’année 1883 !

A Menton
Ce matin
 C’est la rosée d’avril
Qui mouille
Tout !

mardi 9 juin 2015

Les Fleurs d’arum



Juin

Aux abords de la Seugne

Gorgées de rosée

Les Fleurs d’arum

Au vent du sud

Dansent  

Leurs


Ondes

Candides



Au gré de la musique de Lully !



Juin

Aux abords de la Seugne


 Gorgées de soleil

Les Fleurs d’arum

Au vent du sud

Dansent

Leurs



Ombres

Macabres





Au gré des ballets de Benserade !


dimanche 7 juin 2015

Du haut de la colline de Saint-Cloud !



Du haut de la colline de Saint-Cloud...

L’on s’y égare
Monsieur
Dans les roses et les bosquets
En mai



Du haut de la colline de Saint-Cloud...

L’on y vit
En famille
L’on y piquenique
En juin



Du haut de la colline de Saint-Cloud...

L’on y lit
En juillet

Du haut de la colline de Saint Cloud...


Bachelier
Dans la pelouse
La tête
Dans les ombrages
Du Victor Hugo ou du Flaubert
L’on s’y protège
Du mieux que l’on peut
Du Roi Soleil
En aout 



Du haut de la colline de Saint-Cloud...


L’on y cueille
Les mures
Sanglantes
Au nez
En septembre



Du haut de la colline de Saint-Cloud...

L’on y boit
Des chopes de bière
Sous les tilleuls
En septembre



Du haut de la colline de Saint-Cloud...


L’on y fait
Le mur
Collégien
En octobre
L'on y ramène
Des chataignes



Du haut de la colline de Saint-Cloud...


L’on y fait
L’école buissonnière
L’on y fait
Sa dernière promenade
Vieillard
En novembre



Du haut de la colline de Saint-Cloud...

L'on y voit
La guirlande 
De lumière

S'étendre

Partout

Dans la nuit de décembre 



Du haut de la colline de Saint-Cloud...
.


L’on y contemple
Ravi
Les statues des dieux et des déesses
Enneigées
En janvier



Du haut de la colline de Saint-Cloud...


L’on s’y perd
En février

Du haut de la colline de Saint-Cloud...

Dans le Parc solitaire et glacé
L’on y entend
Encore
Les fracas
De la ville
En bas
Les cris de la foule
En bas
Les canonnades
L’on y imagine  la vapeur
Et le rouge flamboyant
A trop tirer
Des canons 
 En mars



Du haut de la colline de Saint-Cloud...

L’on y passe et passe du temps
Du bon temps
Et l’on y pleure
De ne pas pouvoir
Y rester
De ne pas pouvoir
Y revenir aux Alouettes


Du haut de la colline de Saint-Cloud...

Mais
Qu’elle est belle
Toujours
En avril
Avec le Printemps
De nouveau
Ma colline
Renaissante
J'en frémis encore


Du haut de la colline de Saint Cloud !


jeudi 4 juin 2015

Tellement rouge-gorge….




Joli
Rouge-gorge
Sautille
Sautille
Dans mon jardin
Sautille
Sautille
Sur ma bêche !

Ah

Joli
Rouge-gorge
Qui
Sautille
Sautille
Dans mon jardin
Sautille
Sautille
Sur ma bêche

Aimable volatile



Si je t’enfermais

Cavalier  d’Aphrodite

Dans une jolie cage
Dans une jolie maison dorée
Dans une jolie mangeoire argentée


Joli
Rouge-gorge
Qui
Sautille
Sautille
Dans mon jardin
Sautille
Sautille
Sur ma bêche !

Et

Si je t’enfermais

Aimable Oiseau des Muses

Avec un de tes congénères irascibles
Un de tes amis terribles
Un de tes compagnons pénibles
De volée

Qu’en penses-tu

Batailleur

Joli
Rouge-gorge
Qui
Sautille
Sautille
Dans mon jardin
Sautille
Sautille
Sur ma bêche !

Et

Si

Je t’offrais

A ma mie

Frère oiseau


Pour la Saint-Valentin

Aurais-tu
Autant de chagrin
Que moi
Pour elle

Petit oiseau

Rouge-gorge
Qui
Sautille
Sautille
Dans mon jardin
Sautille
Sautille
Sur ma bêche !


A chaque question
Insolent
Le rouge-gorge
Chante et rit
Libre
 Sur ma bêche
Et me nargue
Dans mon jardin

Jamais encagé
Jamais offert
Jamais prisonnier
Jamais bataillé

Toujours
Sur la brèche

Toujours
Sur ma bêche

Et 
je l'aime ainsi

Tellement rouge-gorge….



Joli
Rouge-gorge
Sautille
Sautille
Dans mon jardin
Sautille
Sautille
Sur ma bêche !

mardi 2 juin 2015

La Party de vélo croquet !



David, César ou Charles ?  


Joker !


Non…

Roi de Trèfle


 Alexandre !



Et

Toujours

Foin du Bac

C'est l'été 

 Foin du Bac

C'est 1988

 Foin du Bac

C'est  Trèves

Foin du Bac

C'est Roland Garros

Foin du Bac


J'ai dix-huit ans

Foin du Bac

C'est la terre battue

Foin du Bac

C'est le croquet

Foin du Bac

C'est la pelouse grasse de juin

 Foin du Bac

C'est mon vélo rouge

 Foin du Bac

Nouveau jeu, nouvelles règles

 Foin du Bac....

Foin du Bac, foin du Bac, foin du Bac

Je frappe la balle

Pour ne pas pleurer...

Foin du Bac

 C'est

Avec Alexandre

 Toujours

La  Party de vélo croquet !







Hitchcock Poète !



Ah

Lecteur
 Souvent
Tu le remarqueras
Souvent
Dans
Mes poésies
J’apparais
Discrètement
Quelques instants
Quelques moments
Quelques vers
Le temps
De pleurer
De rire
Ou de soupirer
Le temps
De maudire
Ou de bénir
Apollon
Qui m’inspire
Parfois
A en vomir
De si tristes
Ritournelles
Ou de  si fades
Contemplations
Ou
De ballades
sanglantes
Si écossaises
Le temps
Aussi
De te sourire
Et de te prendre
Lecteur
A témoin
Et de gouter
Moi aussi
Le plaisir
De  créer
Le thé de Dieu
Malgré tout !

Bah…
Lecteur
 Je ne suis pas parfait
Moi aussi
Et parfois j’aime contempler
Ma scène de crime
Et subrepticement
Apparaître
Ou disparaître
Car un Poète
Est
Un  maitre du suspens
Et un metteur en scène
Et toujours
Il aime

Hitchcock Poète !

lundi 1 juin 2015

Prends ton préfou Grégoire !



Grégoire

Prends ta gourde
 Pour boire

Prends ton fusil
Pour tirer la perdrix

Prends ta vierge d’ivoire
Pour prier

Prends ton canon et  aussi ton violon
Pour danser

Prends ton mouchoir de Cholet
Pour pleurer la mort de louis XVII

Prends un sou
Pour Charon peut-être

Prends ton préfou

Pain
Pour ne pas oublier les tiens
 Sel
Pour ne pas oublier ton village
Beurre
Pour ne pas oublier ta famille
Poivre
Pour ne pas oublier ton moulin
Ail
Pour ne pas oublier ton église
Noix de muscade
Pour ne pas t’oublier

Tu as raison d'être gourmand

Grégoire

Prends ton préfou


Grégoire !

Dans le grand bassin du Parc du Luxembourg



Dans le  grand bassin du Parc du Luxembourg

Les petits bateaux, les  petits bateaux
De bois
Ou
De Papier
Les petits bateaux, les  petits bateaux
Aux mats
De plastique
Ou de carbone
Les petits bateaux, les  petits bateaux
A la voile
Noire
Comme les crêpes
De leurs mères
Ou à la voile
Blanche
Comme les  galets
Les petits bateaux, les  petits bateaux
De gosses de  riches
Ou
De  gamins de pauvres
Les petits bateaux, les  petits bateaux
Pimpants
Ou
Miteux
 Les petits bateaux, les  petits bateaux
Au train de sénateur
Ou
Au train de TGV
 Les petits bateaux, les  petits bateaux
Au pavillon tricolore
Ou
Au pavillon fleurdelysé

Les petits bateaux, les  petits bateaux



Rêvent
Rêvent
Rêvent

Des enfants

Qui les poussaient

Jadis

Rêvent
Rêvent
Rêvent





Cassés
Dans un coin
Casés
Au coin

Morts Joujoux

Et prient malheureux

Poséidon

Un nouveau destin


De  petits bateaux, De petits bateaux


Et attendent

Poussiéreux

Un nouveau vent
De nouvelles petites mains
Un nouveau souffle


Une nouvelle vie

Un nouveau Jason

De nouveaux flots
De nouvelles Odyssées
De nouveaux capitaines

Un nouveau Poète


Dans le  grand bassin du Parc du Luxembourg.