mardi 23 décembre 2014

A la Saint Armand




A la Saint Armand

toile
givrée
araignée
givrée
poésie

-je souffle dans mes mains-

givrée!

étrenne-moi Apollon!

Sire Apollon



étrenne-moi

dieu blond



un  festival

de

jolis

couchers de soleil...


des simples


des multicolores



des couchers de soleil

maïeuticiens 

de décembre ou de juin...



Sire Apollon



étrenne-moi

dieu blond


des carrelets

de

jolis couchers de soleil

des

mauve, orange ou myrtille 


des couchers de soleil

kaléidoscopes


sur la Gironde


des couchers de soleil

sémanticiens 

de décembre ou de juin...



Sire Apollon



étrenne-moi

dieu blond





des   beaux swinging London


des couchers de soleil

géomanciens
 
de décembre ou de juin...



et


alors je t'offrirai

un coq, deux coqs..., autant qu'il t'en faudra

pour mon inspiration

Apollon

pour te remercier

 un coq, deux coqs..., autant de poèmes

mon dieu Lyre

dieu blond

pour te remercier

 un coq, deux coqs..., autant de couchers de soleil

pour te remercier

Apollon

 dieu des couchers de Soleil..

O

mon dieu 

étrenne-moi

Apollon

encore

 ce soir


Sire de Pons!








lundi 22 décembre 2014

NOËL au 27, Rue Cavé !



Ce soir

Au 27, rue Cavé

Sans chichi ni manières
En famille

Nos voisins  bons samaritains
Nous ont invités
Nous désœuvrés
Ce soir là
Pour le Réveillon de NOËL

Sans chichi ni manières
En famille

Et l’on a bien ri et l’on s’est bien amusé
Et j’ai dansé sur Casse-noisette ou du Weber

C’était une soirée chouette

Sans chichi ni manières
En famille

Un joli Réveillon de NOËL !

Et l’on s’est quitté
Sans savoir que cela allait être le dernier NOËL à Levallois-Perret
Et l’on s’est embrassé
Sans savoir que cela allait être le dernier NOËL de mon enfance
Trente ans déjà

Sans chichi ni manières.

Et souvent j’y pense bien   à ce NOËL
Quand nos voisins nous ont invités
Pour le Réveillon de NOËL
Encore maintenant

En famille !

O

Les  années passent et s’entassent
Les souvenirs restent
Traces dans la neige

Mais chaque NOËL
Je repense
A ce NOËL

A ce NOËL

J’y resonge

Sans chichi ni manières
En famille

Je revis
Cette soirée paisible
Je ressuscite
Ce dernier Réveillon

Magie 
de NOËL
Ou
Pouvoir  du Poète

Avec eux
Avec nous
Avec toi
Lecteur

Je redanse
Sur Casse-noisette ou du Weber

Mon dernier Réveillon

enfant


Je revis

Cette soirée chouette

Sans chichi ni manières
En famille

Ce  joli Réveillon de NOËL au 27, Rue Cavé !


 NOËL au 27, Rue Cavé !

vendredi 19 décembre 2014

Sifflons le champagne!



Fins de l’année mélancoliques

Sifflons…

Décembres fantomatiques

Sifflons…

Fleurs fanées élastiques

Sifflons…

Ame pantomimique

Sifflons…

Derniers sous

Dernier bain

Dernier saoul

Dernier...

Sifflons!

Dernières larmes

Dernières larmes

Dernier  vers

Dernier  ver

2014

Dernier verre

Dissonance …

Sifflons...2014 meurt…

Bois !

Sifflons … 2015 vient...

Apollon merci!

2015!

Bach!

Le Roi est mort ! Vive le Roi !

La nouvelle année  vient, est là!

 Sifflons le champagne!

jeudi 18 décembre 2014

Bucheron Que t’ont-ils donc fait ces amandiers en fleur Bucheron ?



Bucheron 

Cesse de cogner

Bucheron


Cesse de frapper sur ces pauvres arbres en sang…


Que t’ont-ils donc fait ces amandiers en fleur ?


Bucheron


Cesse de cogner

 Réfléchis donc ! 


Que t’ont-ils donc fait ces amandiers en fleur ?


Tes terres seront moins fécondes si tu les enlèves !

Tes terres seront moins prospères si tu les abats !

Ici ne poussent dans cette terre aride

Ne poussent  ici

Rage

Que les pierres et les amandiers en fleur !


Que t’ont-ils donc fait ces amandiers en fleur ?


Et puis c’est beau

Et puis c'est si beau 

 Les amandiers en fleur

Au printemps

Tes pères y puisaient leurs forces

Dans cette neige 

Tes mères dansaient autour d’eux le ventre rond !


 Que t’ont-ils donc fait ces amandiers en fleur ?



Alors

Cesse de cogner

Bucheron

Repousse au loin ta hache

Bucheron

Pense à leur ombrage argenté

Pense aux récoltes dorées à venir

Bucheron

Pense aux écus

Bucheron

Pense aux vraies  ivresses

Sois vraiment avare

Plante de nouveaux amandiers

Sois bon  

Et les esprits des arbres te rendront riche au centuple

Comme tes pères jadis…

Bucheron

Ne les hais point

Obtus champêtre destructeur

Ne les jalouse point…ne cogne plus!



Bucheron

 

Que t’ont-ils donc fait ces amandiers en fleur


 Bucheron ?



mardi 16 décembre 2014

Mort Amour!

                                                           Viens

                                                           ma Jolie
                                                                              
joue avec moi                                                                      viens avec moi jouer

à cache-cache                                                                      à cache-cache

ma jolie                                                                                   mon cruel

 Mort!                                                                                     Amour!



                                                           Mon cruel

                                                             Joue                                                                           

joue avec moi                                                                      viens avec moi jouer

à cache-cache                                                                      à cache-cache

mon cruel                                                                             ma jolie

Amour!                                                                                Mort!
                                   




Mais  ne me trouve pas trop vite

cruelle Mort!   


Mais ne me trouve pas trop lentement

 joli Amour!

lundi 15 décembre 2014

Saint Louis!



Les galères

Sont au loin..

Les nefs

Sont parties…

Et plus personne sur la plage


Hormis les morts…


Et plus personne sur la plage

Hormis les désespérés

Qui tombent

Un à un

Fauchés par Dame Mort !



Et plus personne sur la plage

Que ce roi blond abandonné des siens

Qui erre et pleure et se lamente

Dans ce carnage

Et couvre son front vainement

De  ce soleil

Inconnu

De cet azur!



Et des années et des années passent

Il s’habitue à sa nouvelle  solitude

Et il installe son  pauvre  ermitage de sable

Au milieu d’un peuple qui l’a facilement adopté

Et ils participent à sa foi et il participe à leurs fêtes

Et il devient vite un homme saint

Aimé de tous

Un guérisseur

Aimé de Dieu…

Et le soir il danse et danse et danse

Malgré son âge vénérable

pour ne pas pleurer

pour oublier un peu sa peine..


difficilement

Les nouvelles  viennent à lui

Sinistres

Et il pleure ses enfants et ses petits-enfants

Qui pratiquent si peu les lys

Pauvres Templiers ! Pauvre France ! Pauvre Philippe !


Et ses épaules s’affaissent et son pas devient difficile…



Pourtant dans ses yeux brille toujours la flamme de Dieu

Et il parle aux rouges-gorges et aux Djinns

Et il est saint ici il est saint là bas

Et

au milieu de son nouveau peuple

ce matin  il est  pleuré ce matin

Le roi

Et tous le savent

Il est saint en Tunisie  il est saint  en France

Le roi d'outre-mer 

 Il est saint en Terre d'Islam,  il est saint  en Chrétienté

 Pleurons le  tous ce matin

Il est mort 

Humble et grand

Saint Louis!

mercredi 10 décembre 2014

Saint Joseph


Dans cet atelier de Florence
L’ on  s’y anime,  l’on y  court  l’on s’y amuse..

Mais gare au Maitre ce matin

 Les apprentis

Ronchon et grognon

Depuis des semaines, des mois, des années

Attelé à une commande pourtant facile!

Représenter une Nativité!

Le B.A.B.A. du métier!

Représenter les bergers heureux?
Pas de problème!
Représenter le cortège des  Rois Mages savants?
Pas de problème !
Représenter la Mère de Dieu ?
Pas de problème!
Représenter anges et angelots peu sages
Comme ses apprentis ?
Pas de problème !
Représenter le baudet et le bœuf peureux
Devant cette soudaine animation ?
Pas de problème !

Mais comment représenter Joseph ?

Et cela dure des semaines, des mois, des années
Et la commande n’est pas assurée
Et les  commanditaires s’impatientent
Et Florence rit
De sa mésaventure !
Mais pas les apprentis
Malheureux
De voir leur Maitre peiner…

En cette veille de NOËL
Le Maitre a décidé de passer l’éponge
Tant pis se dit-il
Tandis que la neige recouvre de son ombre blanche
La campagne toscane
Maudit Apollon 
Il va arrêter, arrêter…définitivement !

Viens Maitre
Lui dit un nouvel apprenti
Viens avec moi
Lui dit un apprenti qui lui semble vaguement familier


Viens
Lui dit l’apprenti en lui prenant la main autoritairement…

Et l’enfant l’amène près du porche d’une église...
Y est né un chaton
Au creux des pierres froides
Et la mère lèche la petite créature ensanglantée  
Et des poules picorent et cherchent dans la neige
Et un chien regarde de loin  la scène !

Vois
Lui dit l’enfant !

Ah le Maitre ne comprend pas
Au premier abord
Mais regarde et fixe attentivement la scène
Et s’attarde sur le regard du chien…

Et le Maitre a alors compris !

Quand il s’en est retourné
Le Maitre n’a jamais retrouvé l’apprenti
Pour le remercier
Envolé l’enfant
Ou est-ce le fruit de son imagination ?

Et toute la nuit le Maitre peint
Et peint et peint la Nativité…
Et  au petit matin son œuvre est magnifique
Et Florence passe et passe et passe
Et l’on admire son tableau

Voyez !


Dans ce tableau

Humblement

 Il s’y est représenté  en Saint Joseph

Et comme lui 

il regarde l’Enfant Dieu
Avec confiance, bienveillance et tendresse
Malgré ses inquiétudes pour l’avenir de cet enfant
Il savoure ce moment de joie
Le Messie est né et il en est content
Il est venu dans sa famille…

Dans son atelier !

Joyeux NOEL !

lundi 8 décembre 2014

Bélier Ascendant Poissons... je gainsbourge!

Bélier

Ascendant
Poissons...



je gainsbourge!

pauvre César



Ah
Terrible Imperator
sanguinaire Fils de la Louve

cruel aimé de Vénus

tu t'es levé ce matin
mélancolique

et l'aube
ne t'a apporté aucune joie
la rose
ne t'a pas agréé
une  bise de rosée
le citronnier
ne t'a pas consolé
de  ses fruits acides

et
tu as pleuré

une nouvelle fois

devant ton miroir…

Ah

victorieux consul
tu as
tout
vu
tout
conquis

l'Egypte
la Numidie
la Gaule

Le Monde

sont maintenant
tiens

Exploits

terres communes à  l'Urbs

et

toute la ville chante ta gloire

et tu n'es toujours pas rassasié

de gloire
de sang
d'or

victorieux Cyrus
 
 de jolis princes
thraces
barbares
blonds et bouclés
au teint de lait
 
de jolies reines de Saba ou de Colchide
Médées
cruelles Hounas  bouclées
Cléopatres
au teint Mat

papillons
que tu épingles
délicatement
dans ton tableau de chasse

mais tout cela ne te satisfait pas
et tu en sais la cause

car au Sénat

avant de lancer tes traits

tu rabats
vainement
ta mèche

pour cacher ton haut front….

Ah

 Pauvre ami

par ce geste
C'est à   ce moment là que tu te sens vraiment

 mortel
vulnérable
condamné par le destin…


et
tu sanglotes de plus bel

seul ce soir

seul dans la nuit de Mars

et tu te désespères

seul face à ton reflet 

pauvre César

 (non pas d’être tué demain

-peu t’importent les Ides !- ).

Non

coquet

Tu pleures

De ne pas avoir
encore
la chevelure

lourde
épaisse
masquant les yeux
soyeuse

celle d’un Gaulois vaincu

de ne plus avoir
la chevelure

lourde
épaisse
masquant les yeux
soyeuse


celle de Vercingétorix

 pauvre César

Ou de Justin Bieber !

jeudi 4 décembre 2014

la buche de NOEL



Enfant

Tiens la main de ton  grand-père
Tendrement

Et
Mets la buche de NOEL
Dans la cheminée 

La buche de cerisier
Qui se consumera
Lentement

La buche des trois jours 

Qui fleure si bon l’été

Et
Tendrement
Tiens la main de ton petit-fils

Vieillard !

la pauvre tortue amoureuse d'Hermès





O


fils de Maïa

mignon voleur
gentil Hermès

implorait la tortue

ne sois pas cruel

bouclé garnement plein de ruse

sois avec
moi

aimable

utilise moi
dieu des Morts

ne me méprise pas!

Ah

tu sais mon destin
et Apollon
te l'a soufflé

en vers
peu ambigus pour une fois

insiste la campagnarde

et tu as pleuré ce matin
et tu l'as maudit

ce Phébus
méchant
ce frère  cruel

et tu as juré

Sur le Styx

Tu ne me tueras pas

Mais las

C’est ton destin !

Obéis !




En  larmes

tu me caresses la tête

et en pleurs
tu frottes  mon écaille verte

délicatement

de fleurs

mais tu hésites
mais tu as bien tort

sois fort!


O
fils de Zeus

reprend l'aimable bête

sois inflexible
fais de moi
jouet banal

ton instrument

je veux  

de mes gémissements
que l’aube résonne
de tes douleurs

la Musique

te  fera
tout


oublier!

Un peu !




O
sois plus courageux

pleure la tortue

tu es un dieu

ne l'oublie pas
apprenti dieu

tu dois être inflexible

pas de pitié

arrache ma vie


tranche la
avec un burin

avec des tiges de roseau
fixe moi

à  travers le dos

tends moi
d'une peau de bœuf

et
de sept cordes harmoniques

enfin…

que c'est facile
heureux Hermès

rit la lente créature

je serai la Lyre

à jamais
ton invention


et  pour te pardonner


immortelle


une constellation!








Alors

ne t'attarde pas à  des remords
inutiles

adorable Messager des Immortels

je suis déjà   fière
de te servir

de toi
  l'instrument
des dieux

même du cruel Apollon

et du pauvre Poète  
qui pleure

sur ce poème

sur cette inspiration
sanglante


sur la pauvre tortue
amoureuse
d'Hermès !



mardi 2 décembre 2014

Alexandre Junca…





J’ai refermé le livre de DOSTOIEVSKI

Maudits   Karamazov

Et je me suis dit

Tout cela est bien beau

Tu écris bien Dostoïevski

certes

Mais que dire à des parents

Qui réclament des comptes au destin

Que dire tout simplement

S’il était vivant

A lui

A  Alexandre Junca !



Divine Providence

Volonté divine

Destin..

Que les mots sont vains

Et nous ne comprenons rien

Et nous sommes en face de notre peine

Et il nous reste que des larmes et du chagrin

Et à déplorer

frères humains

La tragédie

Le destin d’ Alexandre Junca !



Les crimes au sol croassent  souvent  impunis

Et quel châtiment est assez grand du reste ?

  -une guillotine  ou l’enfer n’y suffisent pas…

Et quel plaisir il en tirerait

Des souffrances de ses bourreaux ?

Et en fait le Paradis nous importe peu...

Il était mieux vivant

Alexandre Junca !


Alors 

il ne nous reste qu’à expier ou à pleurer ou à chercher

En vain

Des explications qui n’en valent pas la peine

Dans notre chemin

Nous sommes bien seuls

Dans notre foi ou notre haine de Dieu


peu importe

aidons-nous à porter le fardeau

servons les autres pour nous sauver

 pour  Alexandre Junca…


Mon interprétation  n'est pas assez orthodoxe -je le crains !

DOSTOIEVSKI   je te trahis lecteur !

Je rouvre le livre de mes 17 ans pour ne pas pleurer plus !

 Maudits Karamazov !

Alexandre Junca!

lundi 1 décembre 2014

Hier...



Nous avons partagé la même bière
Nous avons partagé la même écume
Nous avons partagé tout hier!

 Hier...

Nous avons partagé les mêmes soirées de rugby  
Nous avons partagé les mêmes  cinés-clubs
Nous avons partagé tout hier !

Hier...

Nous avons partagé les mêmes déboires
Nous avons partagé des jours  l’amertume
Nous avons partagé tout hier !

 Hier...

Nous avons partagé les mêmes promenades de Corniche
De Nice à Menton
Nous avons partagé les mêmes casinos
De Beaulieu à Juan Les Pins
Nous avons partagé tout hier!

 Hier...

Nous avons partagé les mêmes Réveillons
Les mêmes serpentins, les mêmes bouteilles de champagne
Nous avons partagé les mêmes films
Et le nôtre était magnifique
Nous avons partagé tout hier!

 Hier...


Nous avons partagé les mêmes barbecues
Les mêmes riz, les mêmes steaks chez Sébastien
 Nous avons partagé les mêmes musiques
les mêmes groupes de rock, le même Volume
Nous avons ensemble  pleuré, ri, plaisanté, exploré, amusé
 Nous avons sauvé le même Willy

 hier...

Il était mon Falstaff, mon ami, mon Renald Waymel 

 

 hier....



Il est mort !

vendredi 28 novembre 2014

scout toujours présent !



Ah

j’ai réussi

je suis élu à un fauteuil

tout commence…je souffle dans le cor!

A la rescousse !

Et

vous venez
mes amis
je sais
vous vous cotiserez
à mes cris
vous vous animerez
à  mon fraternel appel
vous répondrez
à mes alarmes

scouts toujours présents!

Ah

L’habit
mes amis
le bicorne
mes amis
l’épée
vous les voudrez pour moi
magnifiques
pour
que je me puisse
me poser
 vert doré
me  poser
digne académicien
dandy
pour
que je puisse
m'asseoir
dans la tenue d'apparat
l'asseoir
mon épée
le poser
négligent
mon bicorne
près de mon fauteuil

vous n’aurez pas honte
de moi
habituellement débrayé Poète

adorés

vous êtes
mes amis
et j'en pleure de joie

je vous sais  à tout prêts

 pour moi

scouts toujours présents!


O

je sais

mes amis
je suis sans-le-sou
pauvre Poète
désargenté
sans Protecteur
autre qu'Apollon

et

 je vais devoir
de mon côté
liquider mes jolis CCP et mignons PEA
 aligner
10 000€
pour un habit
de chez Givenchy
ou
Hermès
prendre un appartement à Paris...


je vais me ruiner

mais je suis prêt à tout moi aussi
 
 pour vous

je ne fais rien à moitié

pour vous mériter

je serai ruiné

mais je m’en fous
 
 pour un fauteuil

 scout toujours présent!

jeudi 27 novembre 2014

Ne sois jamais humble orgueilleux Poète!

Poète roi crabe-tambour dans les limbes
Pitoyable porte-voix d'Apollon Phébus

Tu aspires tant à revendiquer pour les humbles
Les malheureux qui dorment dans les omnibus

A l'ornière des Polis et dans le même temps ta pente
SDF Poète est d'aimer luxe, gloire et beauté!

La richesse, les honneurs sont des belles qui te tentent
Et comme JBM tu veux être dans le chœur

Et toujours tu cherches Apollon ton chat botté...

Ah Poète tu n'es pas Kant
Tu as l' âme d'un puissant

tu aimes or et encens tu as le cœur
Aussi d'un réprouvé révolutionnaire Lautréamont

Tu es et pauvre et riche joujou
Balloté par le jeu de ton Moi moqueur

Et tes vers tes rimes ne sont pas que des bijoux
Von Kleist ils ensanglantent les mains du lecteur

Ou font pleurer ou rire ou les autres monts
Grimper pauvre poète tu marches de travers

Toujours Roi des Pléiades ou brigand Villon
mais je ne te le reproche pas
ce travers

Poète
continue




ne te déchois pas

Ne sois jamais humble orgueilleux Poète!

mardi 25 novembre 2014

Charles SAINTE-BEUVE !



Dans trois siècles

gentil Sainte-Beuve

la Postérité
te tirera la langue

pauvre critique

et tu erreras
ta couronne  de laurier
flétrie

et tu maudiras le sort

Critique déchu

comme

De Voltaire

dont
les tragédies et les poésies
sont méconnues
aujourd'hui

malheureux seigneur de Ferney!

Et

tes Lundis
tu ne mangeras plus gras

et
tu seras
aussi maigre
qu'un joli révolté  de 1848

et tu sangloteras

plus de bombance
Second Empire!

Et

les auteurs que tu as
vilement
pourfendus

méchant Zemmour du XIXième siècle

te poursuivront
pour
t'infliger
de bons coups de bâton

et
tes secrétaires

Octave Lacroix
Jules Levallois
Jules Troubat

voudront
te faire
 boire
te faire
avaler
l'encre pourpre
de
leurs
écrits

pour tous tes caprices

et
 même
Victor Hugo
mari
ami
trompé

S’élancera
au Paradis
  
à      ta recherche

voudra
 
te
talocher


  mauvais quart d'heure!

Mais

gentil Sainte-Beuve

comme Lamartine
protégeant le drapeau tricolore
       
        alors

je haranguerais
la foule des mécontents

et je te défendrais

même si tu faisais partie de la gente critique

et je m'interposerais


et je leur dirais!

Ah
     
ne touchez pas à  cet homme

il mérite votre considération

pour son œuvre
agenouillez-vous

rien que pour sa création
il a droit à  notre respect

et la Postérité
le retient

Et nos enfants

Le retiennent

En ce moment

au XXIVième  siècle


Éternel  Poète

pour ses vers

scandez les
avec moi….








« Il y faudrait de la musique de Gluck!
Laissez-moi ! Tout a fui. Le printemps recommence ;
L'été s'anime, et le désir a lui ;
Les sillons et les cœurs agitent leur semence.
Laissez-moi ! Tout a fui.

Laissez-moi ! dans nos champs, les roches solitaires,
Les bois épais appellent mon ennui.
Je veux, au bord des lacs, méditer leurs mystères,
Et comment tout m'a fui.

Laissez-moi m'égarer aux foules de la ville ;
J'aime ce peuple et son bruit réjoui ;
Il double la tristesse à ce cœur qui s'exile,
Et pour qui tout a fui.

Laissez-moi ! midi règne, et le soleil sans voiles
Fait un désert à mon oeil ébloui.
Laissez-moi ! c'est le soir, et l'heure des étoiles
Qu'espérer ? Tout a fui.

Oh ! Laissez-moi, sans trêve, écouter ma blessure,
Aimer mon mal et ne vouloir que lui.
Celle en qui je croyais, Celle qui m'était sûre...
Laissez-moi ! Tout a fui ! »


Et tous
s'inclineront

et chanteront
avec moi

ses louanges….

et je sourirais
de la farce du destin


Poète réhabilité


Charles SAINTE-BEUVE !

lundi 24 novembre 2014

A la Place François Ier

A la Place François Ier

aujourd'hui

on y voit
 
Maya l'abeille

taquiner
 
Bob l’Éponge

câliner

Zorro

embrasser
 
Mélusine

piquer
 
François Ier

et pourtant
je suis sobre
et je ne rêve pas
et gentil
entre deux klaxons
je donne 10€..

normal c'est le Percent à Cognac!

Marelle poète!

Avril



cloche-pied

David

je lance la pierre





ciel?


Tu  ris


Marelle poète!

dimanche 23 novembre 2014

Petite Manon

Ah

Le chaton pleure
viens le consoler
petite Manon...

il se lamente
le petit
sans but
erre
le malheureux
depuis ce matin


petite Manon...
 
l’âme  en peine

sa mère l'a sevré
pauvre chaton


il pleure!

Trop confiant
trop avide
trop chaud du soleil
trop ivre d'odeurs
d'absinthe
d'anis
et de réglisse
il s'est approché
de sa mère
des mamelles
rouge sang 

mordillées
et a reçu la plus terrible
correction
qu'il n'ait jamais reçu


 petite Manon...


pourquoi?

il en a frémi
tremblé
d'horreur
et de déception!

Serre
embrasse
le 


petite Manon

console le 

 sa  mère le refuse
désormais
plus jamais de goutte
de lait
blanc lutaien maternel
sur son museau
chaud
rose tyrien
plus de câlins


lovés 

tous deux

mère et fils!

O


caresse le
petite

Manon 

tendrement

embrasse le
et n'en veux
pas à sa mère


A  son indifférence

son ventre s'arrondit déjà...





petite Manon
 
profite plutôt du chaton
qui ronronne
confiant

enlève lui ses chagrins
câline le

petite

Manon
 
pas en maman

petite Manon
en petite aimante!

vendredi 21 novembre 2014

Et alors...



Un jour

Je le sens

Je le sais

Ce sera l’heure

Et alors  je prendrai mon transat

Et

Au soleil couchant

Je me mettrai

Tranquillement

Sur la Conche de Saint Palais

Déserte

Et alors j’attendrai

Patiemment

La marée haute
La pleine lune


Comptant chaque minute

Mon sommeil sera sable argenté

Je compte

Et alors  je fredonnerai

Lentement

Avant le dernier saut

Pour défier la Mort

Au soleil levant d’une nouvelle journée

Pour la narguer

Je chanterai

Mélancoliquement

En m’éteignant

à Midi

Avec elle

Mon  dernier Glósóli!

Et alors...

jeudi 20 novembre 2014

Mobilis in mobile



Ah

J’aime lire
Mes Jules Verne
Mes frères
Les feuilleter

Tranquille
Le soir
Quiet
Assis au fond de mon fauteuil rouge..



Ce sont mes trésors
Mes amis
Et j’aime
Les peser
Les mesurer

Les juger


Inestimables

Mes copains!

O

mes Jules Verne

Ne sont pas précieux en eux -mêmes

Ce ne sont pas des ors  chatoyants Hétzel

Ils sont modestes certes

Mais ils me permettent
toujours
de me changer l’esprit
le temps d’une soirée
de devenir
Philéas Fogg

le temps d’un thé

de jouer à
Némo

Le temps d’un soupir 

De pleurer dans le ventre de la terre
 Pauvre Axel 

Le temps d’un cognac- tais-toi Garcin!


Hihi

Certes
Mes Jules Verne
Ne paient pas de mine
Avec les ans

Certes
Le temps les abime

Certes
je les détruit comme Saturne

Certes..

Mais ils demeurent mes domestiques serviables
Et je ris toujours autant
avec eux
Malgré les adversités

Mais 
avec moi
 je les amènerai
toujours
 durant ma vie entière
Mes valets fidèles
En Lecture

Mes Passepartout!



Sur  chacun de mes trésors 
à la page de garde
sur chacun de mes livres
est
Ainsi
Annotée
Au crayon papier
Sur chacun de mes Jules Verne
Est inscrite
 la phrase suivante
Toujours la même
Seules les années bougent



 Mobilis in mobile


« En l’honneur des 9, 10, 11, 12, 13, 14…ans de mon petit-fils Yves-Denis Delaporte

Son grand-père qui l’aime »

Et cela vaut plus que des pierres précieuses, des diamants ou de l’or- non? Ou le rayon vert?

Et je ne suis pas prêt de m’en séparer de mes Jules Verne!




Ah

J’aime lire
Mes Jules Verne
Mes frères
Les feuilleter

Tranquille
Le soir
Quiet
Assis au fond de mon fauteuil rouge..

mercredi 19 novembre 2014

Héphaïstos



Forge, forge, forge Héphaïstos ,  forge, forge,  forge, forge

Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge…


Ma lyre te chante

Héphaistos

Dieu boiteux

Dieu laid

Héphaïstos

Gentil dieu

Qui

Forge, forge, forge Héphaïstos ,  forge, forge,  forge, forge

Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge…


Pour les dieux qui te méprisent

tant

Et qui ont besoin de toi

tant

Le trident nacré de Poséidon

Les flèches dorées d’Apollon

Les flèches argentées d’Artémis

Les foudres de Zeus

Et même les flèches rubis d’Eros



Merci





Forge, forge, forge Héphaïstos ,  forge, forge,  forge, forge

Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge…



Pour les héros

Le bouclier  d’Achille 

pleurant

Les  armes de Persée 

confiant

Ou d’Adrien

contre les méchants


Et même mon épée d’immortel

moi Poète sous le citronnier


pour mon pommeau


Merci d'avance….






Forge, forge, forge Héphaïstos ,  forge, forge,  forge, forge

Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge…



Ma lyre n’a été pas été forgée par toi

Héphaïstos

Et parfois je le regrette

Héphaïstos

Elle sonnerait peut être mieux

Héphaïstos

Tes louanges

Mais elle te chante

Dieu boiteux

toujours

Sincère

Merci…





Forge, forge, forge Héphaïstos ,  forge, forge,  forge, forge

Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge


Héphaïstos , forge, forge, forge, forge…