lundi 27 mars 2017

Dans ma poésie Chantent le glas et les cloches de Pâques



Dans ma  poésie
Chantent  le glas et les cloches de Pâques
Sans le glas, pas les cloches de Pâques, c’est le printemps
Sans les cloches de Pâques, pas de glas, c’est le printemps

Maudit taon…

 Dans ma poésie
Chantent  le glas et les cloches de Pâques
Et je souhaite tant
 Ne pas  l’entendre ce  damné glas, c’est le Printemps
Et je souhaite tant
N’écouter qu’elles sonner  joyeuses Pâques, c’est le Printemps

Maudit taon !

Dans ma poésie
Chantent  le glas et les cloches de Pâques
Et parfois lassé
J’abandonne les morts et les fantômes
Qui me hantent trop
Je me promène, j’aime tant
La Vie et le soleil d'avril
Vive les cloches de Pâques, c’est le Printemps
Et parfois lassé
Je m’abandonne à les croquer
En chocolat c’est  encore meilleur
Ces cloches de Pâques m'ont bien cherché 
Vive les cloches de Pâques, c’est le Printemps…

Dans ma  poésie
Chantent  le glas et les cloches de Pâques
Cela   suffit taon….. (bruit d’insecte écrasé)

O
Pauvre taon
Que je viens d’écraser
Je te pleure déjà
Tant
Déjà
Pour toi
Taon
Dans ma  poésie 
De nouveau
Chantent  le glas et les cloches de Pâques.

dimanche 26 mars 2017

Le comte Sandwich



Maman, ils faisaient comment au Moyen-âge nos ancêtres  pour se restaurer ?

Demande l’enfant lourdement harnaché à sa mère tout en beauté, devant son miroir, juste avant la grande réception.

- Ils mangeaient avec les mains ou avec du pain tout simplement. Les italiens nous ont civilisés avec  la fourchette. Tiens toi donc droit!

Répond la mère affairée devant son image.

Comme nos domestiques de nos jours ?   S’étonne l’enfant qui se gratte le col trop serré.

- Nos ancêtres avaient de drôles coutumes. Les rois de France et d’Angleterre pour réconcilier leurs peuples dormaient ensemble- même les reines.

Grimace la mère

Ils avaient de la chance!

J’espère que tu n’es pas libertin comme ton père !

La mère s’en étrangle d’horreur.

Non,  je parle de mettre entre deux tranches de pain de la viande ou du fromage. Les domestiques une fois m'ont  fait gouter ce mets ainsi,  j’ai adoré.

- Toi tu pars à la Rentrée dans une école. Tu ne dois pas côtoyer nos valets et nos servantes trop intimement.

L’enfant soupire.

- De quoi as-tu peur ? Tu es bon en Latin m'a dit le percepteur et tu aimes les activités sportives. Tu seras mieux avec des petits camarades plutôt que tout seul dans ce château lugubre. Et puis si tu veux  tant te restaurer comme le peuple,  tu pourras un jour le faire… évêque,  ministre ou amiral.

L’enfant a bien écouté sa mère. 

 L' enfant  a été bien obéissant. 

 Le comte Sandwich aime toujours restaurer ses compagnons.

vendredi 24 mars 2017

Marcel Proust



Du thé noir Bois-Chéri de l'Ile Maurice ou de l’infusion à la verveine,  Jeune Homme ?

Interroge, aimable hôtesse,  la duchesse.

- De l’infusion à la verveine, s’il vous plait,  Madame.

Rugit  le jeune gaillard,   plein de vie et d’entrain


Des meringues à la suisse ou des madeleines de Commercy, Jeune Homme ?

Interroge,  aimable hôtesse,   la duchesse.

- Des madeleines, s’il vous plait, Madame.

Rugit  le jeune homme sportif en posant sa raquette de tennis.


 Marcel Proust  est si un aimable hôte !

Non !



Funambule
A droite
Le vide
A gauche
Les ténèbres
Sur un fil
Je marche
Mais peu importe
Je me balance
Devant moi le soleil
Derrière moi le ciel bleu
J’avance
C’est trop haut
Sur un fil
Somnambule
C’est trop haut
Le jour
Les étoiles
Le jour
Les étoiles
Sont encore plus belles

Non ?

Funambule
A droite
Le vide
A gauche
Les ténèbres
Sur un fil
Je marche
Mais peu importe
Je  me  balance
J’arrive
Devant moi le soleil
Derrière moi le ciel bleu
J’avance
Sur un fil
Somnambule
C’est trop haut
Les gens ont peur
Plus que moi
C’est trop haut
La nuit
Le soleil
La nuit
Le soleil
Est encore plus beau

Non ?



 Funambule
A droite
Le vide
A gauche
Les ténèbres
C’est fini
Ouf
Je suis arrivé
Devant moi le soleil
Derrière moi le ciel bleu
C’est fini
Je suis arrivé
Les gens m’applaudissent
Devant moi le soleil
Derrière moi le ciel bleu
C’est fini
Ouf
Je suis arrivé
Sur un fil
Somnambule
C’est trop haut
C’est fini
Je sais, un jour je tomberai
C’est trop haut
Mais je m’en balance
 Devant moi la Mort
Derrière moi la vie
Toujours j'avance
Ne souris pas Apollon
J'avance…c'est un petit peu haut

Non !

mercredi 22 mars 2017

Il me languit Nice…



Il me languit
Nice
Et ses brocantes
Le lundi
Ses brocantes
Où brillent au soleil
Du matin
Mille soleils
Dorés
Et argentés…

Il me languit
Nice
Et ses marchés
Le lundi
Ses marchés
Où brillent au soleil
De midi
Mille soleils
Rouges
 Et orange…

Il me languit
Nice
Et ses cafés
Le lundi
Ces cafés
Où brillent au soleil du gouter
Mille soleils
Albes
Et candides…

Il me languit
Nice
Et ses bars
Le lundi
Ces bars
Où brillent au soleil de la nuit
Mille soleils
Ocres
Et Balenciaga…

Il me languit
Toujours
 Nice
Toujours
Nice
Quand j’admire
De ma fenêtre
Le donjon de Pons
Au clair de lune
Le lundi
Sans trêve
Il me languit
Toujours
 Nice
Même à Nice
Quand je me promène
Le lundi
A Nice même
Toujours
Inlassablement
Il me languit
Toujours
 Nice
Où brillent 
Mille soleils
Embués
Dans  mes yeux
Depuis que j'en suis parti…

Maudit  soleil, maudit  Apollon, maudit chagrin !

Il me languit
Nice…

lundi 20 mars 2017

Les Frères Grimm !



-          Ils viennent tout à l’heure à la Veillée !
-          Non ?
-          Drôle d’idée, pourquoi donc recueillir nos contes ancestraux?
-          Les gens des villes sont étonnants !
-          Ce sont deux étudiants de bonne famille.
-          Ils n’ont rien d’autre à faire !
-         

Dans le petit village l’on s’agite beaucoup sur la place de l’église.

Et à l’ombre de l’orme les langues se délient !

-          Ils ne doivent pas savoir nos contes, ce sont des secrets transmis de génération en génération
-          Et si l’on faisait une farce ?
-          Que veux-tu dire ?
-          Allons voir le conteur, mystifions les par une histoire à dormir debout, rions de ces jeunes citadins.


Le vieux conteur aveugle ne crut pas ses oreilles.

 Raconter l’histoire la plus absurde pour égayer ses compatriotes et faire une farce à deux jeunes écrivains.

C’est à la limite insultant pour un conteur.

Et c’est aussi insulter deux pauvres hères, pleins de bonne volonté.

Il fut tenté d’abord de refuser mais pris au jeu il se ravisa

D’accord mais sur quels éléments raconter l’histoire ? Demanda le vieil homme.

-          Un roi et une reine.
-          Une reine morte, il faut quelque chose de tragique
-          Des Princes
-          Et aussi des Princesses
-          Une princesse revêche à dompter
-          Un sort
-          Une balle dorée, compliquons la chose
-          Des grenouilles
-          Un forgeron
-          Un mariage à la fin
-          Une fontaine
-          Une méchante sorcière….

Débrouille-toi maintenant conteur avec cela, tu as la journée pour inventer ton histoire ponctua le maire.

Le conteur ne s’en fit pas pour autant  et tranquille s’endormit sous les tilleuls…

Et la veillée eut lieu ce soir là

Et les étudiants  ravis  recueillirent le conte ce soir là

Et ils ajoutèrent un conte de plus dans leurs archives ce soir là

Le Roi Grenouille est son titre

 Et vous pouvez le relire avec moi  depuis ce soir là
Grâce à ce conteur farceur qui prit les habitants à leur propre ruse

  Ce soir là

Chez

Les Frères Grimm !

vendredi 17 mars 2017

L' histoire du galet et de la mouette maudits !



Au début de la création,  les dieux, les anges, les hommes,  les animaux, les minéraux et les végétaux se parlaient. Et puis…

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Sois mon ami !

Demanda un matin  la mouette au galet de plage.

Moi ton ami ?

Je veux chanter avec toi
Toujours
Quand le soleil et la mer
Te rissolent
Quand la chaleur et le froid
Te font frissonner
Sur la plage
L’année
Quand la lune te rend argent
Et le soleil doré
Quand la mer te roule
Dans ses multiples ressacs

Sois mon ami


Galet bleuté !

Es-tu galet ?
Demanda le galet malin.

Non !

Alors tu connais ma réponse.
Cesse de m’importuner
Sans cesse
Moi et mes semblables
Je veux chanter seul

Une mouette ne copine pas  avec un galet !

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La mouette pleura  tant et tant son amitié impossible que les dieux s’en alarmèrent
Et se divisèrent

Les uns tenaient pour la mouette gracile
Les autres opinaient pour le galet tranquille.

Troubles, orages, tempêtes

Zeus s’empara de l’affaire pour apaiser le tumulte.
Le dieu puissant convoqua
Par Hermès agile
Et mouette et galet
Et il morigéna les deux parties.

Ah mouette
Tu demandes l’impossible
Amie d’un galet
Amie d’un minéral
Tu t’affranchis trop de ta condition
Tu seras punie pour ton audace.

Et toi
Galet au cœur de pierre
C’est le cas de le dire
Tu refuses ton ami
Pour un prétexte bien futile
Toi aussi tu seras puni !

Désormais chaque ordre ne se parlera plus
Décréta le terrible dieu
Mouette
Tu n’entendras plus jamais
Les galets
Chanter….
Galet
Tu ne seras plus jamais sollicité
Par les mouettes
Tu rissoleras seul
Dorénavant…

Vous boirez les eaux du Léthé
Tous deux
Je vous condamne
Tous deux
Sur les plages
A vivre de concert
Sans vous connaître
Désormais
Sur la plage 
A vous chercher
Toujours
Sans connaitre la raison
Maudits !

C’est ainsi, je l’ordonne !
Décréta le Roi des dieux
Et un éclair ricocha et ponctua ses propos….

Et les Poètes
Ils sont concernés par ton ordre ?
Hasarda un dieu consterné.

Non les Poètes seuls entendront
Parler
Minéraux et végétaux
Parler
Hommes et anges
Et dieux
Et Dieu…

Ils entendront donc
Galet et mouette
Pleurer et rissoler !

Il faut bien aussi que quelqu’un
Me raconte
Et me conte
Et conte à la Postérité
L' histoire du galet et de  la  mouette
Maudits !